Hollywood

Un écrivain a besoin d’un stylo, un artiste a besoin d’un pinceau, mais un cinéaste a besoin d’une armée. –Orson Wells

Hollywood

Où tous les rêves peuvent être réalisés

Hollywood, le monde du rêve où tout ce qui peut s’imaginer peut être créé. Le profil tangible du promoteur immobilier est à l’opposé de celui de l’imaginaire du producteur de films. Le mot “immobilier” contient le mot “immobile” et le mot “cinéma” vient du Grec ancien “kinēma” qui veut dire “mouvement”. Si développer des projets immobiliers n’est pas pour n’importe qui, produire un film est autrement plus compliqué. La terre et les constructions seront toujours là, alors qu’il ne restera qu’un pari perdu pour un film qui n’a pas marché. Pour me préparer au monde du cinéma, j’en ai appris tous les métiers, y compris écrire un scénario complet avec dialogues pour une production moyenne et un narratif pour grande production. Le risque de la production de film étant trop grand pour mes compétences émergentes, je décidais d’entrer à Hollywood par la petite porte, celle de la production d’un festival.

“Very Short Movies”, abrégé en VSM, se spécialisa dans les courts métrages et fut connu sous les dénominations “VSM Festival” et “VSM Cinema”. La mission de VSM était de donner la chance à de jeunes cinéastes de se faire connaître. Pendant plus de 5 années, des centaines et des centaines de fans participèrent aux soirées trimestrielles de pré-sélections et aux festivals annuels à Los Angeles et en ligne. Plus de 1500 films furent soumis pour les compétitions. Parmi les nouvelles opportunités pour les cinéastes émergents, VSM eut l’idée d’organiser un concours où des acteurs établis offriraient généreusement leurs talents et leurs temps pour jouer dans un film réalisé par de jeunes cinéastes émergents. Le bénévolat des acteurs reposait sur l’importance du souvenir de leurs débuts et de continuer à redonner à la communauté cinématographique. Linda Gray (Sue Ellen) et Larry Hagman (J.R.), l’inoubliable couple de la série “Dallas”, avaient marqué leur accord pour cette première expérience.

Grâce au soutien généreux de ces deux acteurs chevronnés, VSM allait organiser un concours ouvert aux jeunes cinéastes d’un projet unique et sans précédent. Le concours intitulé “Soutenir le Court” était prévu en 4 étapes. Les cinéastes devaient (1) envoyer une proposition incluant un synopsis de l’idée, une bio et des arguments pour convaincre Larry et Linda de choisir leur film, (2) un jury présélectionnerait les 10 meilleures propositions, dont Larry et Linda allaient choisir les 5 meilleurs, (3) ces 5 propositions sélectionnées seraient transformées en scripts complets à soumettre à Larry et Linda et (4) les 5 meilleurs finalistes présenteraient leur projet lors des auditions à Larry et Linda personnellement, qui choisiraient le gagnant. Un déjeuner à Santa Monica avec Larry, Linda et moi allait donner le feu vert au projet. Jusqu’au jour où un problème de santé qui força Larry de renoncer au projet qui fut annulé. Il n’y eu plus d’autres tentatives. Par la suite, Linda accepta gracieusement de participer à la remise des prix au VSM Festival dans une salle de cinéma historique de 700 places à Hollywood et qui fut un gros succès. Une bonne nouvelle qui allait faire oublier la mauvaise.

Dans la lumière et l’harmonie.

Serge


Le Cinéma

Il vaut mieux investir dans l’immobilier qui va mal plutôt que dans le cinéma qui va bien. –André Delvaux, réalisateur emblématique du cinéma belge.

Le virus du cinéma

Une passion injectée par André Delvaux

Durant mon enseignement secondaire à Bruxelles, j’ai eu la chance d’avoir André Delvaux comme professeur de néerlandais. C’était un mordu de cinéma encore inconnu comme réalisateur. Sous ses encouragements, j’ai assisté aux projections hebdomadaires de films classiques à “L’Écran du Séminaire des Arts” qui deviendra plus tard le “Musée du Cinéma de Bruxelles”. Très souvent André Delvaux y accompagnait les films muets au piano. Comme professeur, sa classe regroupait la section scientifique dont je faisais partie, et la section commerciale. C’est avec ce dernier groupe d’étudiants qu’il réalisa son premier film d’une trentaine de minutes intitulé “Nous étions treize”. Lorsque plus tard les sujets du cinéma et de l’immobilier venant dans la conversation, il m’a formulé la citation reprise ci-dessus.

En 1995, j’ai mis fin à mes activités immobilières et me suis penché sur le monde de l’art pour finalement retourner vers mes premières amours pour le cinéma. Avec l’objectif de devenir producteur, j’ai fait l’apprentissage de tous les métiers du cinéma: auteur de scénario, auteur de narratif, mise en scène, photographie, montage, acteur, critique, distribution, marketing, etc… L’objectif de la production était trop ambitieux pour ma jeune expérience dans le monde du cinéma, où je choisis d’entrer plutôt par la petite porte des festivals. C’est alors que j’ai fondé à Hollywood le festival de courts-métrages intitulé “Very Short Movies”. Durant ses cinq années d’existence, plus de 1500 courts furent auditionnés et des projections trimestrielles furent organisées à la fois à Los Angeles et en ligne.

Au sommet de son succès, le festival a enregistré 1,3 million de clics sur le site du festival. L’événement majeur fut la projection de tous les courts métrages sélectionnés pour les Oscars, une semaine après la distribution des Oscars avec la présence des réalisateurs gagnants. Tous les festivals perdent de l’argent et VSM ne fut pas une exception. Par hasard, deux ans avant son décès, je me suis trouvé assis à côté d’André Delvaux à un événement bruxellois. Alors qu’il avait connu tous les honneurs du monde du cinéma, je lui rappelais ce qu’il disait au début de sa carrière concernant l’immobilier et le cinéma repris en citation ci-dessus. Il me répondit “Je persiste et signe”. Mon expérience dans le cinéma fut très enrichissante mais sur le plan financier j’aurais mieux fait de suivre son conseil.

Dans la lumière et l’harmonie,

Serge

Liberté et Sécurité

La liberté, ce n’est pas de pouvoir ce que l’on veut, mais de vouloir ce que l’on peut. –Jean-Paul Sartre

Liberté et sécurité

Du courage et de l’audace

Incontournables, la sécurité et la liberté sont des préalables au bonheur. Au-delà de l’indépendance matérielle et de l’autonomie individuelle, la sécurité existentielle et la liberté sont nos deux préoccupations vitales. Nous sommes tous et toutes nés libres. Pour le rester au fil des années, il nous faudra faire preuve de courage en nous-même et d’audace dans notre vie quotidienne. Il nous faudra utiliser notre lumière intérieure pour refuser d’échanger des parties de vraie liberté contre des parties de fausse sécurité.

Dans la culture occidentale d’aujourd’hui, nos vies tournent autour du confort matériel tout en déniant les pertes de liberté. L’avenir de notre sécurité matérielle et de notre indépendance devient chaque jour plus compliqué. Chercher la sécurité intérieure et la liberté est devenu notre défi le plus urgent. Contrairement aux possessions extérieures, notre richesse intérieure devient la nôtre à jamais et personne ne pourra l’éroder, la taxer ou la dépouiller.

Idéalement notre existence devrait être comme une maison protégée par une montagne dans le dos (terre = sécurité) et faisant face à l’espace ouvert à l’avant (ciel = liberté). La sécurité et la liberté reposent sur la lumière de l’esprit, l’amour du cœur, le bien-être du corps et la beauté de l’âme. Il n’est jamais trop tard pour acquérir un plus grand éveil par sa prise de conscience.

Dans la lumière et l’harmonie.

Serge

De l’Audace

De l’audace, encore de l’audace, toujours d l’audace. –Georges Danton

Un ingénieur débrouillard

décroche un super boulot en période de crise

Les crises économiques ne sont rien de neuf sous le soleil. Déjà dans les années 1960 en Belgique, le marché de l’emploi était bouché pour un ingénieur civil fraîchement diplômé. Après plusieurs semaines et plusieurs dizaines de CV en Belgique et dans certains pays du tiers monde, toujours pas d’emploi. Finalement, je reçois une convocation pour une interview avec le VP de la plus importante société de promotion immobilière belge. J’arrive dans une splendide maison de maître en face du Parc Royal et monte par un escalier à la royale au 1er étage où je passe 45 minutes avec le VP. Il conclut notre entretien en disant “Nous n’avons pas de poste ouvert pour le moment, laissez-nous votre CV et nous vous contacterons si les choses changent.” En clair, cela voulait dire que je n’entendrai plus jamais parler de lui.

Je sors du bureau du VP et redescend les escaliers à la royale pour me diriger vers la porte de rue. Arrivé au rez-de-chaussée, je ne sais pas pourquoi je choisis de faire un tour dans le corridor au lieu de sortir de l’immeuble. Lorsque tout à coup je vois un bureau vide et inoccupé dans lequel je décide de m’installer. Quelques instants plus tard, le directeur des travaux vient me saluer et nous avons une très agréable conversation. Je lui demande s’il pouvait me communiquer les données de chaque chantier pour une compilation statistique. Il hésite un peu et me communique les documents. Á une époque où il n’y avait pas encore de tableurs électroniques, une telle compilation manuelle représentait un travail considérable.

Je me suis mis à ce travail qui allait prendre pas mal de temps et revins donc le lendemain pour continuer. Le tableur manuel allait compiler pour chaque corps de métier les prix totaux et unitaires de tous les chantiers. Cette tâche énorme requerrait de l’aide et j’engageais deux étudiants pour m’aider. Ce travail dura deux semaines et finalement je possédais tous les signaux d’alarme critiques pour la rentabilité de l’entreprise. Ici on payait trop cher pour le bois, là pour le béton ou encore ailleurs pour le chauffage, etc… C’est alors que je demandais un entretien avec le Président, qui fut tellement impressionné qu’il m’engagea sur le champ pour m’occuper d’un chantier de 5 immeubles de 120 appartements chacun. La leçon de cette expérience fut qu’en prenant des risques les chances de réussite augmentent.

Dans la lumière et l’harmonie,

Serge

Donald Trump

Parfois, en perdant une bataille, vous trouvez un nouveau moyen de gagner la guerre. –Donald Trump

Donald Trump

Le courage de renverser les tables

Alors que le mur entre le Mexique et les USA ressemble à une diversion, je pense que Trump finira par avoir gain de cause. Lorsque Trump annonça sa candidature pour la présidence en juin 2016, certains médias annoncèrent qu’il n’avait aucune chance et que sa campagne plierait bagage en quelques mois. C’était sans compter sur la capacité d’endurance requise pour la promotion de projets immobiliers d’envergure tels que ceux qu’il avait développés. J’en sais quelque chose, car telles furent aussi mes activités de promoteur immobilier en Belgique, au Portugal et en Floride durant la première moitié de ma vie professionnelle. Mon plus important développement fut la construction d’une ville de 4000 logements dans la banlieue de Lisbonne et mon dernier projet fut la construction d’un complexe de 400 appartements à Orlando en Floride. Je peux vous dire que chaque projet fut un marathon depuis l’acquisition du terrain jusqu’à l’occupation et la gestion des biens construits, en passant par les difficultés majeures de l’obtention des permis et du financement.

Son passé de promoteur immobilier explique la ténacité, la persévérance et l’endurance exceptionnelle de Donald Trump. Attaqué pendant chaque minute de sa campagne électorale et de sa présidence, il est toujours là deux ans et demi plus tard. Il n’a cessé de faire preuve de courage en prenant les risques de renverser la table du politiquement correct sur tous les fronts, aussi bien nationaux qu’internationaux. La moitié des Américains le soutiennent et l’autre moitié le détestent. Pour expliquer ce clivage, il faut comprendre la lutte à mort entre les deux clans mondialistes qui tirent les ficelles. D’une part l’État Profond de Washington au pouvoir monopolaire depuis plus d’un siècle et en perte de vitesse et d’autre part la Cité de Londres à la vision multipolaire centrée sur la montée de la Chine. Louvoyant habilement entre les deux clans, Donald Trump a survécu aux menaces quotidiennes d’assassinat.

À l’opposé des politiciens traditionnels, Donald Trump a une inlassable ténacité basée sur la réalisation des promesses pour lesquelles il a été élu. Le seul programme de son opposition est d’être anti-Trump. Depuis juin 2016, le monde n’est plus le même et ne le sera plus jamais. Les abus de l’État Profond totalitaire sont maintenant visibles au grand jour et ne pourront plus perdurer éternellement. Les programmes politiques ne se passent pas au niveau des marionnettes mais bien à celui des marionnettistes. Un monde meilleur ne pourra résulter que d’une entente entre les deux clivages de la population et une implosion des clans oligarchiques. À l’opposé de ses adversaires, Donald Trump préfère la paix à la guerre. L’idéogramme chinois du mot “crise” se compose de “danger” et “opportunité”. Dans le monde et dans nos vies, c’est sur la capacité de déstabilisation vers un équilibre entre opposés qu’il faut parier si l’on veut espérer un monde plus libre, plus juste et plus humain.

Dans la lumière et l’harmonie,

Serge

Miratejo, Ville Nouvelle

C’est une bonne idée de construire une ville nouvelle, comme ça toutes les autres villes viendront chez toi pour se faire construire… –Alex, mon ami d’enfance

Miratejo, Ville Panorama

Un obstacle majeur inattendu bloque le projet

Après mon expérience immobilière à Bruxelles, mon service militaire et mes activités d’ingénieur-conseil, devenir un promoteur immobilier m’attire. J’ai 28 ans. En Belgique et en France les chasses sont bien gardées et personne ne m’attend. Durant cette période, l’Espagne bat son plein en immobilier et je spécule sur l’idée que le Portugal sera l’opportunité suivante. Avec quelques économies pour payer le billet d’avion et l’hôtel à Lisbonne, je m’embarque pour un voyage d’études. Le lendemain de mon arrivée, je contacte des sociétés immobilières portugaises mentionnées dans les Pages Jaunes et prends des rendez-vous. L’après-midi je fais la connaissance de Jimmy, nous sympathisons, allons diner le soir et devenons amis. Cinquante ans plus tard nous le sommes toujours.

Durant cette période, le pont sur le Tage était en construction et il ne fallait pas être un génie en immobilier pour anticiper que l’autre rive allait connaître un nouvel essor. Mes recherches conduisirent vers un terrain agricole de 32 hectares à 2.5 km de la sortie du pont et qui appartenait à un certain colonel G de nationalité anglaise. Les choses allaient progresser rapidement et après avoir motivé des investisseurs, la décision sera prise d’acheter le terrain et d’aller de l’avant avec l’obtention des permis. Le colonel G était marié selon la loi anglaise qui disait que sans accord prénuptial, il pouvait vendre le bien seul. Un extrait de la loi anglaise confirmée par l’ambassade d’Angleterre à Lisbonne fut attachée au contrat d’achat de la propriété. En 15 mois, j’obtiens un permis pour la construction d’une ville nouvelle de 4000 logements. C’est alors que Madame G en instance de divorce, accompagnée de son avocat, se présente à mon bureau.

Elle affirme qu’elle était mariée en mission militaire en Afrique du Sud, que la loi de ce pays disait le contraire de la loi anglaise et qu’elle revendiquait la moitié du produit de la vente. Les experts juridiques en droit international se sont révélés incapables de définir la loi en vigueur dans de telles circonstances. Pour compliquer les choses, c’est le président Salazar en personne qui veillait aux intérêts de Madame G. Sur les conseils de son avocat, le colonel G refusa de satisfaire la demande de Madame G et le projet était bloqué. Mes associés étaient désespérés. Heureusement que j’avais bien négocié l’achat du terrain avec 3 modes de paiements: (1) un quart au passage de l’acte, (2) en quart en 5 versements annuels et (3) la moitié en association. La partie non encore réglée allait pouvoir servir de levier dans les négociations qui durèrent plusieurs longs mois. Finalement, le colonel G accepta de donner la moitié à Madame G –qui soit dit en passant ne m’a jamais remercié– et le projet allait pouvoir continuer son développement. La leçon à retenir de cet épisode adverse, est qu’il faut s’accrocher sans relâche jusqu’à un dénouement favorable.

Dans la lumière et l’harmonie.

Serge

France – Allemagne

Le Traité d’Aix-la-Chapelle

Quel est le but caché de cet accord franco-allemand?

Cette semaine fut marquée le mardi 22 janvier par la signature de l’important Traité d’Aix-la-Chapelle entre Macron et Merkel. Il s’agit d’un nouvel accord de coopération entre les deux pays sur tous les plans et en particulier sur le plan politico-militaire avec le prétexte de la création d’une future armée européenne. Macron et Merkel n’ont pas jugé bon de soumettre le texte du traité pour approbation préalable ni à leur parlement ni à leur population, ni non plus aux 25 autres pays de l’Union Européenne. Pourquoi la cachoterie du texte révélé seulement trois jours avant sa signature? Pourquoi cette précipitation? Pourquoi maintenant? Pour François Asselineau, ancien candidat à la présidence, ce traité est pour le moins une forfaiture et au pire une trahison. Les médias traditionnels quant à eux s’en prennent aux opposants du traité plutôt qu’à la réfutation de leurs arguments. Par ailleurs, le fait que la thèse de fin d’études de Macron était à propos de Machiavel pourrait bien servir d’indication.

En général, les blogs américains voient l’Europe de l’extérieur. Martin Armstrong est un économiste financier qui se penche sur l’analyse du passé en vue d’anticiper l’avenir. Je lis régulièrement son blog qui n’hésite jamais à émettre des opinions originales. À propos du traité franco-allemand, Martin Armstrong a écrit un article pertinent. Merkel est en fin de course comme Chancelière et Macron devenu très impopulaire se trouve confronté par la montée de l’insurrection en France. La vraie question qu’il faut se poser à propos du traité est contre qui l’Europe a-t’elle besoin d’une armée? Pour protéger l’Europe contre la Russie? Pas vraiment, l’OTAN s’en occupe. Alors qui? Et pourquoi maintenant? La réponse se trouve dans le bon sens. Il est question de protéger le gouvernement de Bruxelles contre les peuples européens qu’il administre.

Martin Armstrong soutient un parallèle historique avec l’Empire byzantin au 6ème siècle. À Constantinople, comme pour Macron, l’empereur Justinien était l’objet d’émeutes populaires. Le manque de soutien de son armée et de sa police encourageait une révolte croissante de la population, qui alla jusqu’à désigner un nouvel empereur. Justinien était sur le point de s’enfuir lorsqu’il fut sauvé par une armée impériale venue de l’extérieur de la ville et qui massacrèrent 30,000 rebelles. Ceci expliquerait la nécessité d’une armée européenne aujourd’hui. En cas de situation incontrôlable, si ordonnés par Bruxelles les Grecs n’auraient aucune hésitation d’aller tuer les Allemands et ces derniers n’auraient aucun problème d’attaquer les Italiens. La clé du maintien de l’ordre réside dans le soutien d’une troupe armée venant de l’extérieur. Espérons qu’une telle machination machiavélique soit dénoncée avant d’avoir un rôle désastreux à jouer.

Dans la lumière et l’harmonie,

Serge

Les Enfumages

Comment se fait-il que nous disposions d’autant d’informations, mais que nous sachions si peu ? Noam Chomsky, penseur et activiste américain.

Manipulation des Masses

Les secrets de l’enfumage selon Noam Chomsky

J’adore les spectacles de magie et mon plaisir est plus grand encore lorsque je devine comment le magicien a réussi à m’illusionner. Par contre j’ai horreur de me faire manipuler sans en avoir donné la permission. Durant tous les instants de notre vie nous sommes bombardés par des manipulations sournoises, tant dans le domaine de la consommation, que dans celui de la politique ou des spectacles. Malgré un sens aigu de la démystification, je n’y échappe qu’en partie. Toutefois, je résiste à l’illusion faussement réconfortante lorsque je la détecte et refuse de sacrifier une partie de vraie liberté pour une partie de fausse sécurité. Ce qui suit est en quelque sorte une extension du post sur les enfumeurs. Noam Chomsky a identifié une dizaine de trucs utilisés pour enfumer les masses et que nous allons maintenant commenter et illustrer.

(1) La distraction. Telle le magicien qui dirige notre regard dans une direction insignifiante alors qu’il positionne quelque chose d’important dans la direction opposée. Par exemple, pendant qu’il enfume la population avec un “Grand Débat” sans intérêt, Macron signe en douce un traité d’importance majeure entre la France et l’Allemagne.
(2) Problème -> Réaction -> Solution. Un gouvernement préfère transformer une décision inacceptable en un problème national dont la solution secrète est connue d’avance. Par exemple, l’enfumage de l’implication du peuple américain dans le mur frontière avec le Mexique.
(3) La Gradualité. Une grenouille jetée dans une casserole d’eau bouillante sauvera sa vie en sautant immédiatement dehors. Alors qu’en chauffant l’eau progressivement, elle s’en accommodera petit à petit. Par exemple, le rachat peu à peu des sociétés européennes par les États-Unis et la Chine.
(4) Différer. Un gouvernement va décider qu’il est préférable pour le pays de gagner du temps. Par exemple, en différant la résolution sur le Brexit. À noter la construction en cours au sud de l’Angleterre d’un immense fossé maritime pour servir de protection frontalière.
(5) Infantiliser le public. Plus un public est important plus son âge mental est bas. Par exemple l’identification des citoyens d’un pays à son équipe de foot lors de la coupe mondiale.
(6) Recourir aux émotions. Ici il est question de toucher le coeur plutôt que la raison des citoyens. Par exemple, Angela Merkel qui encouragea la compassion envers le flot massif des immigrants et qui maintenant offre une année de salaires à ceux qui acceptent de quitter l’Allemagne.
(7) Créer des publics ignorants. Moins un public réfléchit, plus il est facile de le gérer. Par exemple, la réduction du développement intellectuel de la population par les dépendances telles que la télé et les jeux vidéos.
(8) Promouvoir des publics complaisants. Les médias formulent des pensées pour ceux et celles convaincus d’être à la mode. Par exemple, la croyance au réchauffement climatique. On peut se demander pourquoi les utilisateurs de voitures sont taxés pour sauver la planète alors que les bateaux et les avions ne le sont pas?
(9) Renforcement de l’auto-culpabilité. Lorsque le mensonge n’est plus possible, un politicien en défaut reprochera sa propre faute sur les autres et en particulier sur la population, qui alors se sentira coupable. Par exemple, les femmes qui n’ont pas voté pour Hillary Clinton en 2016.
(10) Une connaissance approfondie de l’être humain. La psychologie et la biologie ont récemment fait des progrès considérables qui, pour la plupart ne sont pas connus du public et qui ne profitent qu’à certains. Par exemple, les stratégies militaires, les délits financiers, les tromperies publicitaires et les mensonges pharmaceutiques.

Dans la lumière et l’harmonie,

Serge

Les Enfumeurs

À une époque de duperie universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire. –George Orwell, “1984”

Les Enfumeurs

Comment les débusquer

Depuis la nuit des temps, j’ai toujours éprouvé un réel plaisir à démystifier les faussaires, les manipulateurs et les imposteurs. À l’âge de 15 ans, j’ai été finaliste d’un concours d’éloquence en proposant le sujet “Le surnaturel existe-t-il ?”. En 2004, j’ai écrit un scénario de film à propos d’un escroc qui se fait arnaquer par un escroc plus fort que lui. De tout temps, j’ai toujours eu le réflexe de me poser les vraies questions: (1) Qu’est-ce qu’on cherche à nous cacher? (2) Comment l’attention est-elle détournée de ce qui est important? (3) Quelles sont les sous-titres invisibles des messages? (4) Quelle est la filière de l’argent? (5) À qui le crime profite-t-il? Cet entraînement me donne aujourd’hui un avantage pour gérer les innombrables informations bidons qui nous bombardent de toutes parts. Lorsque vous avez des doutes sur la véracité d’un message n’hésitez pas à vous poser les cinq questions.

Ce blog vous proposera souvent un éclairage inédit sur le monde actuel et notre vie. Les oligarques sont les marionnettistes en chef qui contrôlent les marionnettes des gouvernements, de la finance, de la politique et des médias. Les oligarques sont divisés en différents clans. Il y a des luttes de pouvoir importantes à l’intérieur de chaque clan et aussi entre les clans. La vision unipolaire de l’État Profond américain se trouve confrontée avec la vision d’un monde multipolaire tel qu’envisagé par la Cité de Londres. Le Vatican qui a également ses problèmes se range aux côtés de l’État Profond. Avec la montée de la Chine, Washington, Londres et Rome luttent pour leurs pouvoirs respectifs dans le nouveau monde en transition.

Durant les dernières années j’ai écrit plus d’un millier d’articles en ligne. En juillet 2015, basé sur des observations historiques de la durée de vie des empires, j’ai examiné le cycle des États-Unis. Ma conclusion était alors que leur hégémonie prendrait fin en 2022. D’autre part en mars 2017, basé sur deux éclipses totales du soleil traversant les États-Unis, j’ai observé le contexte historique de la précédente pour y puiser des parallèles sur la suivante. Ma conclusion était la possibilité d’une paix au Moyen-Orient. Durant ces années, le consensus général voyait la 3ème guerre mondiale comme imminente. Ces deux opinions improbables lors de leur expression se révèlent plus vraisemblables aujourd’hui qu’hier. N’hésitez pas de penser à contre-courant. Dans la vie une des choses les plus difficiles consiste à abandonner une opinion fausse que nous croyons être vraie.

Dans la lumière et l’harmonie,

Serge

L’Eurasie

La création des États-Unis d’Europe est une nécessité si l’on considère la situation économique et technique. Savoir si l’union suffira à la paix et à la sécurité ne peut être prédit par quiconque avec certitude, mais je pense qu’un “oui” est plus probable qu’un “non”. –Albert Einstein (1949).

Eurasie

Un nouveau continent

Dans une perspective mondialiste, l’Amérique du Nord, l’Europe et les autres continents sont séparés par des océans. Pour tendre vers le globalisme, il faudra bien qu’un jour l’Europe et l’Asie s’unissent en Eurasie. Les stratégies des mondialistes se produisent dans le secret absolu et ne peuvent être déchiffrées que par spéculation. De plus, chaque clan d’oligarques a sa stratégie propre dont seuls un petit nombre ont connaissance. Le clan mono-polaire de l’État Profond des États-Unis est opposé au clan multipolaire de la Cité de Londres qui repose sur l’expansion de la Chine. Comme dans tous les désaccords, une partie lutte pour le statu-quo et l’autre pour le changement. En l’occurence, les USA souhaitent la continuation d’un siècle d’hégémonie et Londres parie sur l’Europe avec la Chine comme point de départ de l’émergence de l’Eurasie. Cela explique les différences fondamentales entre la stratégie de Londres consistant à diviser pour régner aux USA, et unir pour contrôler en Europe. À noter en passant que la population américaine est armée alors que celle de l’Europe ne l’est pas.

Il y a quelques jours j’ai eu une conversation avec quelqu’un de Bretagne qui se sentait plus Breton que Français et qui ne se sentait alors là pas du tout Européen. Pour lui Eurasien ou Martien serait du pareil au même. Comme pour l’Europe, l’Eurasie est une idée séduisante en théorie, mais qui se révèlerait inefficace dans la pratique. Toutes les nations sont enclines à recevoir des fonds de la communauté, mais se dissocient lorsqu’il s’agit de collectiviser les dettes. Reste à construire une nouvelle sorte de gouvernement qui éviterait les erreurs commises en Europe. Le modèle de la Grèce ancienne me semble être une option d’espoir pour l’humanité. Chaque royaume grec était indépendant et dirigé par un roi aux pleins pouvoirs. Toutefois, ils se sont tous unis lorsqu’il s’est agi d’aller combattre les Troyens. Plus petite que la nation, la région permet l’identification individuelle et plus grande une identité collective.

Quoiqu’il soit rare de trouver une citation d’un oligarque, voici ce que disait Edmond de Rothschild en 1970. “Parce que chaque individu éprouve le besoin de se situer dans un milieu restreint, il s’identifiera à une province, que ce soit le Wurtemberg ou la Savoie, la Bretagne, l’Alsace-Lorraine ou le pays Wallon. Dans ces conditions, la structure qui va disparaître, le verrou qui doit sauter, c’est la nation parce qu’elle est inadaptée au monde moderne : tantôt trop petite, tantôt trop grande.” Alors l’Europe des régions? Pourquoi pas? Et pourquoi pas l’Eurasie des régions? Dans la mesure où les populations bénéficieraient de véritable sécurité, de justice et de paix, un tel modèle pourrait être un compromis d’espoir entre la vision d’Edmond de Rothschild et un gouvernement mondial juste et humain. Enfumage attention!! Certains qualifieront ce rêve de naïf ou d’idéaliste. Peut-être? Mais de loin préférable à l’alternative destructrice …

Dans la lumière et l’harmonie,

Serge