L’Euro et l’Italie

Ceux qui quitteront l’euro les premiers seront ceux qui s’en sortiront le mieux. —Joseph Stiglitz, prix Nobel d’Economie (2001)




Quitter l’euro à l’Italienne

En trois temps

Cela fait des années que je n’arrête pas de dire que l’euro est un leurre. La monnaie unique devait apporter une économie européenne plus grande que la somme de ses pays et dont chacun bénéficierait d’une plus grande part du gâteau. Il n’en a rien été, tout au contraire. Pour chaque pays, l’euro coûte beaucoup plus cher qu’il ne rapporte. L’euro n’a jamais été autre chose que le Deutsche Mark habillé autrement. Les guerres d’aujourd’hui sont cybernétiques, financières et pétrolières avant d’être militaires. Les guerres précédentes étaient avant tout territoriales à des fins agricoles. Aujourd’hui, ce n’est plus nécessaire. Toutefois, les armes continuent de proliférer pour consolider le pouvoir des grandes puissances aux fins d’intimidation envers leurs adversaires. Depuis la création de l’euro, le seul gagnant fut l’Allemagne au détriment de tous les autres pays européens. Le Luxembourg et les Pays-Bas s’en sortent tout juste grâce à leurs activités de paradis fiscaux.

Cela fait des années que je n’arrête pas de dire que l’euro est un même mot qui couvre des choses différentes. L’euro allemand n’est pas le même que l’euro français, italien, espagnol ou portugais. L’euro utilisé chez un épicier à Milan n’est pas le même que l’euro international investi de façon spéculative à partir de l’Italie. Cela fait des années que je recommande une double monnaie. (1) Une monnaie nationale, valable seulement dans le pays, pour payer l’épicier local et (2) une monnaie européenne tel que l’euro pour le commerce international et les investissements dans le monde. Durant les deux décennies de l’euro, l’Italie n’a cessé de voir son parc industriel décliner d’année en année. Mario Draghi a utilisé la Banque Centrale Européenne pour créer de la fausse monnaie, acheter de la dette italienne et reculer l’échéance de l’effondrement de l’Italie. Les limites sont atteintes, il n’y a plus route pour donner des coups de pied dans la canette et gagner encore plus de temps. L’Italie doit quitter l’euro, mais les traités européens les en empêchent. Par le passé, lorsqu’il s’est agi des finances, les Italiens n’ont jamais été à court de solutions créatives.

Quitter l’euro à l’italienne… Voici leur plan en trois temps.
Étape Nº 1– Émettre des mini-bots (“Buoni Ordinari del Tesoro”). Il s’agit ds bons du Trésor italien en petites coupures de 1 à 500 euros, qui ne sont utilisables qu’en Italie pour payer des impôts et des dettes fiscales. Ce premier pas est destiné à habituer les Italiens à utiliser une monnaie complémentaire autre que l’euro pour payer le fisc italien. L’Italie peut imprimer autant de mini-bots qu’elle le souhaite alors qu’elle ne le peut pas avec l’euro à cause des traités européens.
Étape Nº 2 – Utiliser les mini-bots dans le commerce italien et non pas seulement pour le fisc.
Étape Nº 3 – Lorsqu’ils seront prêts, quitter l’UE et retourner à la lire italienne.
On peut s’attendre à ce qu’il se passe des années de résistance par ceux à qui l’UE et l’euro profitent. On peut comparer cette situation à celle du Brexit qui n’est toujours pas sorti de l’UE trois ans après le référendum, alors que le Royaume-Uni n’avait même jamais rejoint l’euro. Dans un contexte très différent, une idée similaire fut tentée en Californie en 2009 et en Argentine en 2000, et fut évoquée en Grèce en 2015, L’échec de ces trois précédents ne va pas empêcher l’Italie de lancer ses mini-bots. Super Mario s’y oppose. Il est question qu’il soit muté de la présidence de la Banque Européenne à la Federal Reserve.

Dans la lumière et l’harmonie,

Serge

Hauts et Bas

Un dictateur n’est qu’une fiction. Son pouvoir se dissémine en réalité entre de nombreux sous-dictateurs anonymes et irresponsables dont la tyrannie et la corruption deviennent bientôt insupportables.—Gustave Le Bon (1841-1931)















Le Général Alcazar

Avant et après

Lisbonne, 1966. Mon service militaire en Belgique terminé, je pars à l’aventure au Portugal avec pour objectif d’y faire de la prospection dans le secteur immobilier. Le tourisme dans le sud de l’Espagne était en plein essor et le sud du Portugal devait naturellement suivre. Toutefois le tourisme en Algarve n’était pas encore prêt. Les infrastructures de base telles que les transports, l’alimentation, l’hôtellerie, les hôpitaux émergeaient à peine. Les prix des propriétés étaient déjà élevés, trop tard pour la spéculation et trop tôt pour la promotion. C’est alors que je me suis tourné vers la promotion urbaine dans la périphérie de Lisbonne et qui allait aboutir avec la construction de Miratejo, une ville nouvelle de 4000 logements. J’avais installé mon bureau au 3e étage d’un immeuble résidentiel prestigieux. Dans l’ascenseur je fis connaissance de mon voisin du 4e étage. Quelle ne fut pas ma surprise de rencontrer un ancien président en exil… Oui, un général… Non, pas du Général Alcazar mais presque… Le Général Héctor Trujillo, qui fut le président de la République Dominicaine de 1952 à 1962.

Héctor Trujillo succéda à Rafael Trujillo, son frère aîné de 17 ans, dont il devint l’homme de paille. Le dictateur Rafael préféra limiter son règne officiel à deux mandats comme aux États-Unis. Tout au long, Rafael restera l’homme fort du régime. En 1961, il sera assassiné dans une embuscade alors qu’il était en voyage dans sa voiture. Ce fut la fin de l’ère des Trujillo et Héctor prit la fuite avec une fortune considérable. Il se retrouvera en exil à Lisbonne d’abord et à Miami ensuite où il vivra jusqu’à l’âge de 96 ans. L’homme que je rencontrais souvent dans l’ascenseur menait une vie au profil bas en compagnie d’une dame blonde. Sur la liste des résidents de l’immeuble, il apparaissait sous le nom “Alma-Trujillo”. Pour la petite histoire, lors de l’Exposition Universelle de 1958 à Bruxelles, j’avais été invité à une réception officielle donnée au pavillon de la République Dominicaine. Synchronicité prémonitoire ? Le Lisbonne des années 1960 était connu comme une terre d’accueil pour les chefs d’États en exil. S’y trouvait également l’ancien président de Cuba Fulgencio Batista chassé du pouvoir par Fidel Castro, le Comte de Barcelone père de Juan Carlos le futur roi d’Espagne ainsi que le roi Umberto d’Italie.

Tels les empires, les dictateurs suivent le même processus depuis la conquête et la culmination jusqu’au déclin. Beaucoup finissent en exil, en prison ou assassiné. Qui sont les dictateurs d’aujourd’hui ? La plupart des chefs d’États ne sont que des marionnettes aux mains des dictateurs de la finance basés à Londres, Washington et au Vatican. On n’entend jamais parler des marionnettistes, mais la vulnérabilité de leur pouvoir indique qu’ils ne sauront jamais s’arrêter avant l’incontournable effondrement. Assimilant la République Dominicaine à sa fortune personnelle, Rafael Trujillo était considéré comme un des hommes le plus riche du monde. Le 15 avril 1961, Murphy le quatrième émissaire du gouvernement américain arrive à Santo Domingo pour tenter de convaincre Rafael Trujillo de se retirer dans les meilleures conditions, mais celui-ci resta ferme sur ses positions : « Moi, on ne me fera sortir que sur un brancard ». Tous les pouvoirs totalitaires de l’histoire ont toujours mal fini. Il y a de l’espoir…

Dans la lumière et l’harmonie,

Serge

Le Scandale de Notre-Dame

Ce qu’il y a de scandaleux dans le scandale, c’est qu’on s’y habitue. —Simone de Beauvoir














Même Toiture Qu’Avant

mais en verre

Ceci est le quatrième post publié sur ce blog à propos de l’incendie de Notre-Dame du 16 avril. Voir “Drame et Miracle – 19/04“, “L’Île de la Cité – 26/04” et surtout “Suivez l’Argent – 03/05” qui détaille la chronologie depuis décembre 2015. Voici la situation telle qu’elle se présente aujourd’hui, ainsi que les informations sur l’incendie de Notre-Dame qui furent révélées depuis le post précédent.

(1) Selon André Finot, attaché de presse principal à Notre-Dame, plus de 2 mois après l’incendie les riches “donateurs” français à la hauteur de 1000 millions d’euros n’ont toujours pas contribué le premier centime, alors que d’importants travaux sont en cours sans relâche depuis le 17 avril 2019. Pinault, Arnaud, Bettencourt et les autres disent attendre de voir comment les plans de reconstruction progressent avant d’y contribuer !!!
(2) Députés et sénateurs ont échoué à s’accorder sur un texte commun concernant la rénovation.
(3) Alors que la version officielle de l’incendie fut qualifiée d’accident en moins de 24 heures, il n’y a eu aucune information sur de l’enquête depuis deux mois. Il eut certainement mieux valu confier l’enquête à une entité neutre et indépendante. Si la thèse de l’accident devait être rejetée, alors il s’agirait d’un acte pyromane commandité.
(4) Les bénéficiaires présumés de l’incendie, qui étaient avant tout intéressés au projet immobilier de l’Île de la Cité, se trouvent devant un imprévu de taille. La toiture de Notre-Dame contenait 300 tonnes de plomb qui a fondu avec l’incendie et s’est répandu dans le sous-sol de toute l’île de la Cité à un niveau d’empoisonnement tellement élevé qu’il pourrait différer voire annuler le projet de développement. Ceci pourrait bien expliquer le blocage actuel des fonds de rénovation de Notre-Dame mentionnés au point (1) ci-dessus.
(5) L’image dans l’en-tête de ce post représente un projet créé par l’important bureau d’architecture américain “Eight, Inc.” qui depuis une vingtaine d’années est le concepteur des magasins transparents d’Apple dans le monde entier. La nouvelle toiture de Notre-Dame proposée sera la réplique exacte de l’ancienne, mais en verre !!
(6) Les travaux en cours, tels que déblaiement et démontage des échafaudages, protection de la partie restante de l’édifice et première phase de reconstruction sont subsidiés par “Les Amis de Notre-Dame”, une fondation caritative financée à 90% par des petits donateurs américains, à la hauteur ce jour de 4,1 millions de dollars. Les disponibilités de la fondation sont insuffisantes pour couvrir les salaires des 150 ouvriers sur le chantier et les factures qui s’accumulent.
(7) Le 22 mai, le Sénat supprime l’article qui habilite le gouvernement à déroger à certaines règles (urbanisme, environnement, construction, préservation du patrimoine, commande publique) et insiste que Notre-Dame doit être restaurée pour retrouver son “ dernier état visuel connu “. Le 4 juin, députés et sénateurs n’arrivent pas à s’entendre. Le projet de loi devra donc revenir en nouvelle lecture dans les deux chambres, puis à l’Assemblée qui aura le dernier mot, probablement après les vacances.
(8) Le 17 mai 2019, le promoteur immobilier Novaxia a été retenu pour l’aménagement, la programmation ainsi que l’occupation du site du Parvis Notre-Dame, soit un tiers de la surface de l’hôpital Hôtel-Dieu tournée vers la Seine pour la coquette somme de 144 millions d’euros via un bail de 80 ans. Quelque 20.000 m2 seront ainsi mis à la disposition de Novaxia pour usage de bureaux médicaux, shopping et restauration.
(9) M. Civetta est l’associé de M. Le Gras dans la société d’entreprise Julien Le Gras en charge des travaux d’échafaudages pour la rénovation de la flèche. Pour la petite histoire, M. Civetta est marié avec Mme. Caroline Hennessy, dont la famille fait partie du groupe LVMH, lui-même impliqué dans le projet immobilier de l’Île de la Cité depuis 2016.
(10) Un dossier très complet et détaillé sur l’incendie de Notre-Dame est publié par “Faits et Documents”, une lettre d’information privée et confidentielle. Le dossier, qui est un véritable réquisitoire contre les auteurs présumés du crime peut être consulté en cliquant sur le lien du site “Algarath-Phoenix“. La dernière édition de “Faits et Documents” décrit le rôle trop influent de Jean-Louis Missika, l’adjoint à l’urbanisme d’Anne Hidalgo. Son portrait peut être consulté en cliquant sur cet autre lien du site “Algarath-Phoenix“.

Dans la lumière et l’harmonie,

Serge

Paix au Moyen-Orient

Il a réussi parce qu’il ne savait pas que c’était impossible. —Mark Twain






Le Plan de Paix de Trump

Sa stratégie révélée

Le 24 mars 2017, c’est-à-dire deux mois après l’inauguration de Trump comme Président, j’ai publié un article sur la rare éclipse solaire totale du 21 août 2017 dont le chemin traversa les USA d’ouest en est. Il fallait retourner un siècle auparavant pour trouver une éclipse comparable. C’était le 8 juin 1918 durant la quatrième année de de la guerre 1914-1918 et l’armée allemande se trouvait à 80 km de Paris. C’est alors que le Président américain Woodrow Wilson envoya 650 000 soldats américains pour rejoindre les troupes alliées. L’offensive allemande fut arrêtée et repoussée jusqu’à l’armistice du 11 novembre 1918 suivi du Traité de Versailles le 28 juin 1919. Si de nos jours l’histoire devait se répéter avec celle de l’éclipse de 1918, je conclus l’article en affirmant:

Au Moyen-Orient, une coalition menée par les États-Unis mettra fin à la guerre contre le terrorisme en attaquant l’Iran. Un large accord de paix au Moyen-Orient, incluant Israël et les Palestiniens, sera obtenu.

Je rappelle qu’il s’agissait d’une opinion sur l’avenir et non d’une prévision. En mars 2017, il y a donc plus de deux ans, le consensus unanime était que la troisième guerre mondiale était imminente au Moyen-Orient et personne n’aurait eu l’audace de parler de paix. Ce 30 mai 2019, l’excellent journaliste Guy Millière publia un article sur la doctrine de Trump, le champion du monde de la déstabilisation. En voici l’essentiel:

De grandes manœuvres sont en cours au Proche-Orient où le plan de paix voulu par Donald Trump avance. Son volet économique fera l’objet d’une réunion à Bahreïn à la fin du mois de juin. Des tractations intenses sont en cours avec la Jordanie (j’y reviendrai en revenant sur ce qui prend forme dans le cadre du plan de paix susdit). Une pression elle-même intense, et aux enjeux bien plus importants s’exerce sur le régime des mollahs en Iran. L’objectif de Donald Trump est l’asphyxie du régime, pas la guerre, et l’asphyxie avance et porte ses fruits : le régime est exsangue et n’a plus d’argent à donner aux organisations islamo-terroristes qu’il finance. C’était l’un des buts de l’asphyxie. Le Hezbollah est très déstabilisé et ne pourrait désormais plus mener la moindre offensive contre Israël. La présence de Gardes Révolutionnaires iraniens en Syrie se trouve compromise, et le régime syrien est lui-même à court d’argent. Le Hamas et le Djihad Islamique à Gaza sont au bord de la banqueroute et dépendent du bon vouloir du Qatar et du gouvernement israélien, qui peut accepter ou refuser les transferts d’argent qatari. Les milices Houthi qui mènent la guerre pour l’Iran au Yémen ne sont pas en meilleure situation. Le régime des mollahs se trouvera assez vite confronté à une alternative : se soumettre et accepter les conditions très strictes énoncées par l’administration Trump, ou se démettre et choisir de s’autodétruire en passant à l’attaque. L’administration Trump est prête à toute éventualité, et ne pense pas que le régime des mollahs choisira l’autodestruction. Quoi qu’il se passe, le Proche-Orient tel qu’il sera en 2020 sera diffèrent de celui de 2016. Les dirigeants français et allemands pourront pester, réfléchir aux moyens de sauver l’avancée des mollahs vers l’arme atomique et l’Autorité Palestinienne du naufrage vers lequel elle se dirige, ils devront constater que la doctrine Trump avance.

Cela fait 5000 ans qu’il n’y a pas eu de paix au Moyen-Orient. Seul un incroyable bouleversement historique dans cette partie du monde pourrait donner un espoir de changement. Laissons le dernier mot à l’historien grec Hérodote qui affirma que l’obscurité des cieux d’une éclipse solaire était signe de paix pour une guerre en cours. Un post complémentaire intitulé “L’Avenir Multipolaire” est publié ce jour dans ce blog.

Dans la lumière et l’harmonie,

Serge

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L’Avenir Multipolaire

Mon seul rival international, c’est Tintin ! —Propos de Charles de Gaulle à André Malraux, cité dans “Les chênes qu’on abat”, Malraux, éd. Gallimard, 1971, p. 120

Les États-Unis

La fin d’une hégémonie

Cela fait plus d’un siècle que les États-Unis ont dominé le monde de façon unipolaire. Les choses sont en train de changer. Le 25 juillet 2015, c’est-à-dire il y a quasi quatre ans, j’ai publié un article intitulé “Le cycle de vie de l’empire américain et sa destinée” et qui n’intéressa presque personne. Depuis lors, la géopolitique mondiale a évolué et cet article est devenu plus pertinent que jamais. En voici l’essentiel.

Basée sur les cycles de vie des empires, les États-Unis connaitront les sept dernières années de leur superpuissance durant la période de 2015 à 2022. Pendant trois millénaires, la vie des empires a été constamment d’une durée moyenne entre 240 et 250 ans, indépendamment des changements majeurs dans la vitesse de transport et la sophistication des armes. Tous les cycles des empires de l’histoire ont suivi le même processus de développement en huit phases: (1) déclenchement, (2) conquête, (3) commerce, (4) richesse, (5) intelligence, (6) décadence, (7) déclin et (8) effondrement. Quelle qu’eut été sa puissance financière, son pouvoir politique et la connaissance des cycles historiques passés, aucun leader d’un empire n’a jamais pu empêcher sa suprématie de s’effondrer. La fin de la suprématie américaine se produira aux alentours de 2022-2023. Cela signifiera seulement la fin de la suprématie des États-Unis, mais pas la fin des États-Unis. Comme la Grande-Bretagne qui a continué d’exister après l’effondrement de sa superpuissance en 1950, il en sera de même pour les États-Unis. À ce moment-là, la Chine sera encore au début de son cycle de superpuissance. Un consensus sur la suprématie mondiale bipolaire USA-Chine émergera dans les décennies à venir.

Depuis, les États-Unis sont peu à peu en train de perdre leur pouvoir unipolaire et la vision d’un monde multipolaire commence de poindre à l’horizon. Ce 29 mai 2019, un interessant article intitulé “Qu’est-ce que cela signifie de vivre dans un monde multipolaire ? Nous pouvons être sur le point de le savoir” publié par l’Independent Media Institute sous la plume de Marshall Auerback, analyste de marché et commentateur. En voici l’essentiel.

Depuis des décennies, Washington s’est attaqué à une Chine montante, dont le développement économique menaçait sa domination historique. Le récent échec des négociations commerciales sino-américaines a amené un certain nombre de commentateurs à suggérer que la prééminence unipolaire de l’Amérique était terminée. Nous pouvons assister à un conflit similaire à celui de la guerre froide entre les deux superpuissances. Alors, qu’arrive-t-il au reste d’entre nous? Un monde jusque-là globalisé se retirera-t-il de plus en plus en blocs opposés? Ou le reste du monde peut-il développer un multilatéralisme plus silencieux et plus stable? La réalité du monde du XXIe siècle est que ni les États-Unis ni la Chine ne peuvent forcer des pays tiers à rejoindre leurs blocs respectifs, comme cela fut le cas pour les États-Unis et l’Union Soviétique. Sur le plan géopolitique, la tâche qui incombe à la plupart des pays est de comprendre qu’il ne s’agit pas du choix existentiel de l’ancienne guerre froide. Plus vraisemblablement, ce sera un retour à une théorie selon laquelle il n’y a pas d’amis ou d’alliés éternels, mais seulement des intérêts communs qui peuvent changer de temps à autre. Dans ce cas, le monde bipolaire pourrait bien évoluer vers un monde multipolaire.

En ce qui concerne l’avenir de la France et de l’Europe, la révolution française eut lieu le 14 juillet 1789, soit 13 ans après l’indépendance des États-Unis en 1776. L’attentat terroriste du 11 septembre 2001 sur les tours de New York, fut suivi le 7 janvier 2015 par l’attentat terroriste de Charlie Hebdo à Paris, soit 13 ans plus tard. Basé sur les mêmes phases des cycles des empires, 2001 est le début de l’effondrement des États-Unis et 2015 celui de la France. Le parallèle entre le cycle hégémonique des États-Unis et celui de la France laisserait alors présager que la fin de la suprématie de la France et de l’Europe prendrait fin environ 13 ans après celle les États-Unis, ce qui serait autour de 2035-2036. Pour plus d’infos sur le cycle de la France depuis la Prise de la Bastille, voir le post intitulé “France Hégémonie” dans ce blog. Un post complémentaire intitulé “Paix au Moyen-Orient” est également publié ce jour dans ce blog.

Fausses Élections

– L’adulte ne croit pas au Père Noël, il vote. —Pierre Desproges
– Tout le monde est de gauche, sauf quand on vote. —Jacques Brel
Si voter changeait quelque chose, il y a longtemps que ça serait interdit. —Coluche
– Je respecte trop la démocratie pour risquer de la dérégler en votant. —Roland Topor

Le 24 février 2017, c’est-à-dire deux mois avant le premier tour des élections présidentielles en France, j’ai publié un article intitulé “Les Élections Bidon En France”. En voici l’essentiel.

Marine Le Pen et Emmanuel Macron apparaissent comme les deux candidats qui se détachent du peloton. Que ce soit Le Pen ou Macron, à la fin c’est toujours Rothschild qui gagne. Les jeux ne se jouent pas à Paris mais à la City de Londres. Mon propos n’est pas ici de faire de la politique, mais uniquement de révéler le dessous des cartes des prochaines élections en France. Il n’y a aucun secret sur le lien existant entre Rothschild et son protégé Macron, qui fut le gérant-associé de la Banque Rothschild entre 2008 et 2012. Le lien entre Rothschild et Le Pen est moins évident. Tous les ans, le magazine financier anglais « The Economist » publie un numéro spécial sur l’année à venir. Le magazine est de fait le porte-parole public de Rothschild et la couverture contient toujours des messages cryptés sur ses plans. L’édition de 2017 continue cette tradition. Pour les élections en Europe nous regarderons plus spécialement la carte de la « Roue De La Fortune » qui montre trois dirigeants politiques européens qui tournent la tête en avant dans une rotation dans le sens des aiguilles d’une montre. Deux tournent avec leurs têtes vers le bas et seule Marine Le Pen a la tête tournée vers le haut. Notons que tous les trois sont attachés à la Roue de la Fortune ce qui signifie qu’ils n’ont aucune liberté d’action par eux-mêmes et sont totalement dépendants de la puissance du décideur. Il y a deux urnes dans le bas, où chacune contient un bulletin de vote avec une lettre “x”, indiquant que le “x” peut être truqué en faveur de n’importe quel candidat choisi par celui qui tient la manivelle pour faire tourner la roue. Il est évident que pour Rothschild, le décideur invisible de la manivelle n’est autre que lui. En soi, les élections sont décidées bien à l’avance et ne sont donc que des shows de télé-réalité pour distraire la population des sujets véritables tels que l’emploi, la crise financière et les conflits mondiaux.

Que ce soit Le Pen ou Macron, les marionnettistes et les scénaristes sont les mêmes, eux-mêmes tenus en courte laisse par leurs maîtres. Les décisions concernant la France ne sont pas prises à Paris mais à Londres qui se sert de Bruxelles pour relayer ses instructions à chacun des pays membres. Les élections de dimanche passé n’ont eu d’européennes que le nom car elles furent avant tout nationales. Chaque pays avait son mode scrutin propre et un électeur ne pouvait pas choisir un candidat autre que ceux de son pays. Par exemple un électeur français n’avait pas la possibilité de voter pour un candidat européen tel qu’un italien ou un espagnol. Il en a été de même pour chacun des 27 autres pays. Les organisateurs des élections ont préféré diviser l’Europe en nations pour continuer à régner sans crainte d’être devancés par des candidats européens populaires. Il s’agit là de la négation même de l’unité de l’Europe. Comment se fait-il que cette hypocrisie ne soit pas dénoncée ? Analysons plus en détail les résultats de dimanche dans l’illustration ci-dessus.

Les gagnants et les perdants sautent immédiatement aux yeux. Le vote de chaque électeur européen est consolidé dans un parti politique européen dont l’électeur se soucie peu et dont personne n’a jamais entendu parler de son leader. Par exemple, Le EPP (179 sièges) le parti centre-droit est dirigé par Manfred Weber,  S&D (153 sièges) le parti de gauche est dirigé par Frans Timmermans et ALDE (105 sièges) le parti des libéraux est dirigé par Margrethe Vestager. Les médias traditionnels de chaque pays analysent les résultats sur leur impact partisan national et non sur celui des partis politiques européens. Les modes de scrutin varient d’un pays à l’autre. Par exemple, en Belgique le vote est obligatoire et pas ailleurs, en Allemagne il n’y a pas de plancher pour gagner des sièges alors qu’en France il faut qu’un parti recueille au moins 5% des votes, etc… Tout cela n’a d’ailleurs pas beaucoup d’ importance puisque le Parlement Européen n’a de toute façon aucun pouvoir. L’illustration ci-dessus réconcilie les chiffres par parti européen, le nombre de sièges en 2019 et la différence d’avec 2014, le nombre de sièges de la France en 2019, la correspondance entre les partis européens et français et l’impact géographique. Analysez-la par curiosité. Un post intitulé “La Fausse Europe” publié ce jour sur ce blog analyse la supercherie.

Dans la lumière et l’harmonie,

Serge

Fausse Europe

Bien entendu, on peut sauter sur sa chaise comme un cabri, en disant : l’Europe ! l’Europe ! l’Europe !… Mais ça n’aboutit à rien et ça ne signifie rien. Je répète : il faut prendre les choses comme elles sont. —Charles de Gaulle, 14 décembre 1965

Depuis la célèbre citation du Général en 1965, l’Europe est un mot qui n’a cessé de faire une grande carrière dans le vide. Je n’ai jamais rencontré une seule personne qui se soit vraiment sentie européenne. Un grand nombre de personnes d’Europe s’identifient à leur nation et certaines souvent plus encore à leur région. À part de l’encre sur du papier en législations stériles et en fausse monnaie, l’Europe n’a jamais rien produit. Aucun résultat utile pour ses pays membres et leurs populations. Ni sur le plan économique, ni sur le plan social, ni sur le plan politique. Rien, un grand zéro. Comment pourrait-il en être autrement puisque l’Europe ne crée aucune valeur ajoutée. La seule chose qu’elle fait c’est collecter de l’argent des pays membres et en restituer une partie, tout en gardant la différence pour payer les institutions et les rémunérations parasitaires. Pour trouver à qui le crime européen profite , il faut suivre la filière de l’argent.

Le 18 novembre 2016, il y a donc deux ans et demi, j’ai publié un article intitulé “Qui Sont Ces Milliardaires Qui Gouvernent Le Monde Et Nos Vies?” En voici l’essentiel.

Il y a deux groupes qui se battent pour le pouvoir financier mondial et toutes leurs décisions sont uniquement fonction des intérêts, alliances et oppositions de leur propre camp, sans le moindre souci pour les populations concernées. Par example, ils décideront de la paix ou de la guerre dans le monde en manipulant politiciens, médias, électeurs et machines à voter. Cet article va vous donner la clé pour comprendre ce qui se trame en coulisses. Les deux groupes financiers en compétition pour le gouvernement du monde sont comme deux familles de la mafia. Non seulement ils opèrent dans la clandestinité, mais ils sont également en guerre les uns contre les autres. D’un côté il y a l’État Profond Américain et de l’autre la City de Londres. Le tableau qui suit explicite côte à côte leurs dirigeants, contrôles et stratégies, et aide à comprendre les questions du passé aussi bien que les alliances et oppositions régissant le présent et l’avenir.

ÉTABLISSEMENT MONDIAL
ÉTAT PROFOND USA

BUSH DYNASTIE
GEORGE SOROS
BARACK OBAMA
HILLARY CLINTON
JANET YELLEN

Banque Mondiale
Federal Reserve System
Devise Unique de Réserve
US Dollar
Goldman Sachs

Leader Unipolaire Du Monde
USA
Europe Divisée
Vieux Paradigme
Déclin – Passé

Guerre Militaire
Paix Financière

ÉLITES MONDIALES
CITY DE LONDRES

ROTHSCHILD DYNASTIE
ROCKFELLER DYNASTIE
THERESA MAY
DONALD TRUMP
CHRISTINE LAGARDE

Fond Monétaire International
Banque Règlements Internationaux
Droits De Tirages Spéciaux
US-Europe-UK-Japon-Chine Devises
JPMorgan Chase

Leaders Multipolaires Du Monde
USA + UK + Russie + Chine
Europe Unie
Nouveau Paradigme
Ascension – Futur

Paix Militaire
Guerre Financière

Que quelqu’un me donne une bonne raison pour soutenir cette Europe bidon. Alors pourquoi élire des centaines de marionnettes qui vont siéger dans le parlement inutile d’une institution qui ne sert à rien pour les pays membres? Les élections font partie partie du spectacle pour distraire la population pendant qu’on lui fait les poches par l’impôt et la spoliation. Quel enfumage !!! Que ce soit Le Pen ou Macron, les marionnettistes et les scénaristes sont les mêmes, eux-mêmes tenus en courte laisse par leurs maîtres. Les élections de dimanche passé n’ont eu d’européennes que le nom et furent avant tout à usage intérieur de chaque pays. Un post intitulé “Les Fausses Élections” publié ce jour sur ce blog analyse la supercherie.

Dans la lumière et l’harmonie,

Serge

Santa Luzia – Vente

Quelqu’un m’a demandé, si j’étais coincé sur une île déserte, quel livre j’apporterais … “Comment construire un bateau”. —Steven Wright, humoriste américain

Santa Luzia

La seule île privée du Cap-Vert

Ce post est la suite de celui sur l’achat de l’île de Santa Luzia. Avec deux associés, nous sommes donc devenus propriétaires de Santa Luzia la seule île privée de l’archipel du Cap-Vert. Situé au large du Sénégal et à la croisée de 4 continents, le Cap-Vert possède un ensoleillement permanent. Il n’y pleut pour ainsi dire jamais. Avec 12 km de long, 2 plages de sable fin et une montagne de 400 mètres de haut, Santa Luzia offrait la possibilité d’y réaliser un complexe touristique exceptionnel. Santa Luzia est la seule île du Cap-Vert inhabitée ou plus exactement occupée par 1 seul habitant dénommé Da Cruz qui n’est pas sans rappeler son homonymie avec Robinson Crusoé. Depuis une vingtaine d’années, il habitait là dans l’ancienne maison en ruine et passait son temps à récolter les épaves venues de la mer qu’il vendait une fois par an sur l’île adjacente de São Vicente. Là il buvait le produit de sa vente et s’en retournait à Santa Luzia pour une autre année.

Une surprise inattendue allait bloquer tous projets. À l’époque le Cap-Vert était un Territoire d’Outre-Mer du Portugal et j’allais à nouveau me trouver confronté avec le président Salazar. La première démarche consista à créer un superbe dossier commercial très détaillé composé de deux livrets richement illustrés, l’un sur Santa Luzia et l’autre sur le Cap-Vert. Vint ensuite le test du marché d’une telle propriété avec des annonces de vente dans le Wall Street Journal et Fortune Magazine. Je reçus une centaine de réponses couvrant des intérêts divers tels des projets touristiques, la création d’un port franc, la possibilité d’émettre monnaies et timbres, un paradis fiscal et même la création d’une base militaire américaine due à la localisation stratégique de l’île.

Jusqu’au jour où je fus convoqué à la police des Territoires d’Outre-Mer qui me félicita pour la qualité du dossier, me signifia que je ne pourrai jamais rien faire avec l’île et de tout interdire y compris son accès. La police venait de se faire taper sur les doigts pour avoir laissé passer un pseudo projet touristique de 1200 lits sur l’île de Boa Vista. La piste de l’aérodrome longue de 1,2 km, financée par l’Allemagne de l’Est, devait servir aux rebelles de la Guinée-Bissau. Je pris comme avocat Adelino Palma Carlos, connu pour son opposition au régime. qui n’arriva pas à changer les décisions prises. L’obstacle étant devenu insurmontable, nous avons revendu l’île à un groupe portugais à un bon prix. La leçon à retenir consiste à ne jamais entrer dans un investissement sans avoir une stratégie de sortie. Depuis l’île est devenue une réserve écologique. Pour la petite histoire, après la révolution des oeillets du 25 avril 1974 le 1er Premier Ministre ne fut autre qu’Adelino Palma Carlos …

Dans la lumière et l’harmonie.

Serge

Suivez l’Argent

Nous sommes ce peuple de bâtisseurs. Nous avons tant à reconstruire. Alors oui, nous rebâtirons la cathédrale Notre-Dame, plus belle encore, et je souhaite que cela soit achevé d’ici 5 années, nous le pouvons. Et là aussi nous mobiliserons. L’urgence justifiera toutes les dérogations et toutes les transgressions. –Emmanuel Macron, le lendemain de l’incendie de Notre-Dame de Paris

Je vais proposer au président de la République que nous organisions tous ensemble, dans les prochaines semaines, une grande conférence internationale des donateurs, qui pourra se tenir à l’Hôtel de Ville. Cette conférence réunira des mécènes du monde entier afin de lever les fonds nécessaires à la restauration. –Anne Hidalgo, maire de Paris, au lendemain de l’incendie de Notre-Dame














Les Pièces d’un Puzzle

Unibail, Auchan, Arnault, Pinault et les autres

Ce post est le troisième volet sur l’incendie de Notre-Dame. Il suit le volet sur la perte du sacré des bâtisseurs originaux [Source 7] et celui sur le monumental projet immobilier de l’Île de la Cité [Source 8]. Le travail d’investigation qui suit va établir la chronologie factuelle des événements, afin de rechercher les liens entre les deux premiers volets et essayer de découvrir si les riches donateurs sont des vrais mécènes ou plutôt des affairistes.

Chronologie

  • 7 décembre 2015 – Tout commence en 2015. En décembre, le Président de la République François Hollande confie à M. Perrault et M. Bélaval, deux architectes de renom, une mission d’étude sur l’avenir de l’Île de la Cité [Source 1 – Page 43]. Notons en passant qu’Emmanuel Macron était alors ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique.
  • 3 septembre 2016 – Notre-Dame fit l’objet d’un attentat raté par Inès Madani, une djihadiste de 22 ans, qui avec une complice avait mis le feu à une Peugeot 607 remplie de six bonbonnes de gaz et aspergée de gasoil, garée en face de la cathédrale. Elle a comparu au tribunal correctionnel de Paris le 10 avril 2019, soit 5 jours avant l’incendie de Notre-Dame. Une peine de 9 ans d’emprisonnement a été requise contre elle pour association de malfaiteurs à visée terroriste. Elle sera jugée aux assises du 23 septembre au 11 octobre 2019 [Source 21].
  • 16 décembre 2016 – Le rapport de la mission sur l’île de la Cité, contenant 56 pages et 9 planches graphiques, fut remis à M. Hollande et Mme Hidalgo, maire de Paris. Notons que le rapport rappelle d’une part qu’un ancien projet d’extension n’a jamais vu le jour à cause d’une barrière règlementaire, et qu’il démontre d’autre part la possibilité actuelle de créer environ 100 000 m2 nouveaux sur l’île – soit une valeur foncière nouvelle dépassant le milliard d’euros – sans transformation radicale de son paysage [Source 1 – Page 13]. Notons aussi que parmi les entretiens avec des personnalités qualifiées, on trouve déjà en 2016 M. Jean-Paul Claverie, conseiller de M. Bernard Arnault, président de LVMH et M. Marc-Antoine Jamet, secrétaire général du groupe LVMH [Source 1 – Pages 47 et 48]. On notera en passant qu’à deux pas de l’Île de la Cité, les grands magasins de la Samaritaine sont en complète rénovation avec un chantier d’environ 500 millions d’euros. En plus d’espaces commerciaux et de bureaux, le projet inclura un palace avec vue sur la Seine –le Cheval Blanc– d’une capacité de 72 chambres et suites. Comme par hasard, on notera que le propriétaire de La Samaritaine n’est autre que Arnault- LVMH et l’entrepreneur de la rénovation n’est autre que Vinci, pressenti pour la reconstruction de Notre Dame [Source 24].
  • Du 15 février au 2 mai 2017 – Exposition du projet de l’Île de la Cité à la Conciergerie afin d’informer l’opinion publique et d’obtenir son soutien.
  • 7 mai 2017. Macron entre à l’Élysée. Deux ans plus tard, le rapport des architectes n’est suivi d’aucun effet [Source 3].
  • 8 novembre 2017 – Le Monde révèle les “Panama Papers” et les secrets fiscaux de Bernard Arnault [Source 4].
  • 22 novembre 2017 – Entretien du projet en présence de M. Hollande. La page de couverture de la vidéo [Source 2 – 0:05] mentionne les sponsors du projet: (a) Le Ministère de la Culture, (b) La Cité de l’Architecture, (c) La Caisse des Dépôts qui est est une institution financière publique française créée en 1816 au bilan comptable de 166,5 milliards d’euros (2016) et (d) Unibail-Rodamco, affilié de Unibail-Rodamco-Westfield, qui est le premier groupe de l’immobilier commercial au monde, présent dans 13 pays et doté d’un portefeuille d’actifs d’une valeur de 64 milliards d’euros (2018). L’image dans l’en-tête de ce post est extraite en version agrandie de la planche 06 du rapport du 16 décembre 2016, On y notera la représentation du parvis en verre, de la flèche de Notre-Dame en version transparente et de la toiture avec l’option verrière [Source 2 – 32:30].
  • Février 2018 – La petite entreprise familiale Aubriat d’Épinal fut contactée pour un traitement antifongique sur la charpente de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Après avoir écarté le risque de mérule, M. Aubriat fut toutefois requis d’effectuer les travaux par le conservateur des monuments historiques de l’édifice et son architecte spécifique. Cette description semble se référer à M. Perrault et M. Bélaval. M. Aubriat nota que le chêne qui compose la toiture est un bois dur qui empêche d’utiliser le traitement par infiltration et qu’il lui faudra opter pour un traitement par pulvérisation d’un gel. Après quelques essais avec différents produits, le traitement fut entrepris, dura deux semaines avec trois employés et coûta 15 000 euros. La flèche allait être le projet suivant de M. Aubriat [Source 14]. Notons que l’article ne nous informe ni sur la nature du gel pulvérisé, ni sur l’adjudication du traitement de la flèche à M. Aubriat.
  • Avril 2018 – Début de l’installation de l’échafaudage pour la réparation de la flèche de Notre-Dame. C’est un véritable monument éphémère de 500 tonnes, soit 500 000 tubes d’acier, pour un budget total de 2,150 millions d’euros [Source 20]. La durée de la construction qui était initialement prévue pour 6 mois n’était pas encore terminée en avril 2019, soit 12 mois plus tard. Le chantier de réparation proprement dit n’avait pas encore commencé au moment de l’incendie de Notre-Dame..
  • 17 mars 2019Incendie criminel de l’Église Saint-Sulpice de Paris, qui s’inscrit dans une série de profanations quotidiennes d’églises recensées dans toute la France [Source 16].
  • 11 avril 2019 – Seize statues en cuivre, d’un poids total de 2 tonnes, furent détachées de la flèche de Notre-Dame de Paris pour être restaurées à Périgueux. Représentant les 12 apôtres et les 4 évangélistes, elles ont donc miraculeusement échappé à l’incendie à quatre jours près [Source 17].
  • 15 avril 2019Incendie de la cathédrale de Notre-Dame de Paris. La version volontaire de la cause de l’incendie fut écartée alors que la cathédrale était encore en flammes. Le mystère de la cause de l’incendie reste entier. On n’a toujours pas de piste pour savoir si la cause de l’incendie fut involontaire ou pas.
  • 16 avril 2019En tant qu’architecte en chef des monuments historiques, Benjamin Mouton a été en charge de la cathédrale Notre-Dame de 2000 à 2013, pour laquelle il a piloté le lourd chantier de la détection incendie. Il est incrédule sur l’hypothèse officielle de l’accident [Source 22]. Quelques jours plus tard, le 21 avril 2019 exactement, le ministère de la Culture va interdire aux architectes des monuments historiques de répondre aux interviews sur Notre-Dame. On peut se demander ce que Macron et le ministre de la Culture souhaitent cacher [Source 23].
  • 16 avril 2019 – Les braises de l’incendie ne sont pas encore éteintes. La population française et chrétienne est encore sous le rude choc émotionnel. En moins de 24 heures, la reconstruction de Notre-Dame et son financement à la hauteur du milliard d’euros sont annoncés. L’urgence ne justifie en rien un tel empressement et on peut alors s’interroger sur le pourquoi de cette précipitation.
  • 16 avril 2019 – Une liste de donateurs privés totalisant déjà 600+ millions d’euros est annoncée dès le lendemain de l’incendie. On y trouve la famille Arnaud-LVMH pour 200 millions, la famille Bettencourt-L’Oréal pour 200 millions, la famille Pinault pour 100 millions, le groupe Total pour 100 millions et une multitude d’autres fortunes pour des montants divers [Source 9]. On notera que si les entreprises de la rénovation qui était en cours sont responsables de l’incendie alors leurs assurances devraient payer. Le fait que l’on accepte les dons laisse craindre que ce ne soit pas le cas. On peut s’interroger sur l’origine des dons (actifs légitimes, paradis fiscaux, mafia, blanchiment, etc…). Une enquête de Médiapart révèle que François Pinault, Bernard Arnault, Vincent Bolloré sont impliqués dans un gigantesque réseau d’escroquerie en bande organisée, impliquant de très nombreux capitaines d’industrie français que Bercy est en train de mettre à nu [Source 18].
  • 16 avril 2019Vinci, Bouygues, Saint-Gobain, Altrad… le monde de la construction se mobilise pour reconstruire Notre-Dame [Source 10]. Un concours international pour la reconstruction de la flèche a été immédiatement annoncé.
  • 16 avril 2019 – Anne Hidalgo annonce une contribution à hauteur de 50 millions d’euros de la Ville pour la restauration de la cathédrale de Notre-Dame de Paris [Source 11]. On peut se demander comment la mairie de Paris dispose instantanément d’un tel montant sans longs débats administratifs?
  • 16 avril 2019 – Les dons des particuliers et des entreprises pour la rénovation de la cathédrale Notre-Dame sont défiscalisés, et finalement payés par les contribuables. Pour les personnes physiques, le régime prévoit ainsi une réduction de l’impôt sur le revenu (IR), à hauteur de 66% du montant du don. Concernant l’impôt sur la fortune immobilière (IFI), la réduction d’impôt s’élève à 75% du montant du don. Pour les entreprises, la réduction d’impôt sur les sociétés (IS) représente 60% du montant du don. Pour l’IS et l’IR, le crédit d’impôt est utilisable sur 5 ans. Compte tenu de l’impopularité de la défiscalisation, François Pinault renonce à la déduction fiscale sur son don et Jean-Jacques Aillagon à sa proposition d’étendre la déduction fiscale (90%) des trésors nationaux aux monuments [Source 12]. Le renoncement à la défiscalisation sera suivie par certains autres donateurs.
  • 19 avril 2019 – Observations de Serge Bernard sur l’irremplaçable perte du sacré de l’incendie de Notre-Dame [Source 7].
  • 24 avril 2019 – Une rumeur déniée relate que Mme Hidalgo aurait vendu le Parvis de Notre-Dame à Unibail cité plus haut et/ou à Auchan (Association familiale Mulliez), qui est une chaine de grande distribution dans 17 pays au chiffre d’affaire annuel de de 50,3 milliards d’euros (2018). La propriété de Notre-Dame et de son parvis est détenue à 53% par l ‘État et à 47% par la Ville de Paris. La juridiction est donc administrée non par la Ville mais bien par l’État [Source 1 Page 17]. Anne Hidalgo ne pouvait donc pas vendre seule le parvis. Toutefois, il a été confirmé que la rumeur reposait sur un simple projet qui n’a pas donné lieu, à aucun moment, à une validation de la part du chef de l’État [Source 3]. On peut se demander si la précipitation de la donation de 50 millions par la Ville de Paris ne s’expliquerait pas par une contre-partie de la vente des 47% [Source 11]. Il faut noter que la quasi-totalité des bâtiments et autres fonciers de l’île de la Cité appartiennent à l’État et à la Ville de Paris. L’Hôtel-Dieu, le Palais de justice, la Conciergerie, la Préfecture de police de Paris, le 36 quai des Orfèvres, le Tribunal de commerce de Paris, le marché aux fleurs et le parvis de Notre-Dame seront bientôt déménagés, réaménagés et disponibles pour d’autres affectations.
  • 25 avril 2019 – L’incendie de Notre-Dame pourrait débloquer les projets de l’Île de la Cité sur le plan politique et financier [Source 5]. Un nouveau blog fait le point très détaillé des faits sur les causes possibles de l’incendie [Source 15].
  • 26 avril 2019 – Observations de Serge Bernard sur le projet immobilier de l’Île de la Cité [Source 8].
  • 27 avril 2019 – Un article très bien documenté [Source 6] explique avec clarté la précipitation à décréter la cause accidentelle de l’incendie, l’affluence des donations, la législation de supprimer tous blocages légaux, commerciaux et procéduriers pour la reconstruction de la cathédrale et l’avancement du projet de l’Île de la Cité. Le délai de 5 ans, auquel correspond aux Jeux Olympique de 2024 suivi de l’Exposition Universelle en 2025, commande l’urgence [Source 1 – Page 10].
  • 28 avril 2019 – Le pape François a fait don de 500 millions de dollars à l’Église catholique du Mexique pour qu’elle puisse continuer à venir en aide aux migrants bloqués à la frontière avec les États-Unis [Source 13]. On peut toutefois s’interroger sur l’absence de dons du Vatican pour la reconstruction de Notre-Dame de Paris. On notera aussi que la quasi-totalité des dons proviennent de France et des États-Unis, ce qui permet de se demander pourquoi la solidarité de l’Union Européenne est absente du groupe de donateurs.
  • 30 avril 2019 – On va forcément savoir dans les mois qui viennent les causes de l’incendie de Notre-Dame et, qui sait, peut-être découvrir à qui le crime pourrait profiter [Source 19].
  • 3 mai 2019 – Alors que plus d’un Français sur deux préfèrent une reconstruction de Notre-Dame de Paris à l’identique, le ministre de la Culture Franck Riester a affirmé qu’ils pourront s’exprimer lors d’un grand débat. Toutefois, le choix final du projet reviendra à l’Etat [Source 25]. Un autre grand débat d’enfumage pour détourner l’attention publique de ce qui est important.

Le point de départ de ce post consistait à déterminer si les riches donateurs étaient des mécènes ou des affairistes. Le montant des donations dépasse le milliard d’euros et le renoncement à la défiscalisation établit que celle-ci n’est pas un facteur décisif. S’il ne s’agissait que de la reconstruction de Notre-Dame, alors la défiscalisation aurait été un facteur déterminant du mécénat. C’est ici que le gigantesque projet immobilier de l’Île de la Cité combiné avec la reconstruction de Notre-Dame et l’énorme volume des touristes attendus à Paris pour les Jeux olympiques en 2024 et l’Expo universelle en 2025 représentent un intérêt financier irrésistible. L’absence du Vatican et de l’Union Européenne parmi les donateurs semble indiquer qu’ils ne font pas partie des bénéficiaires financiers des donations. Voici une liste partielle de certains bénéfices escomptés par les donateurs.

  • Le projet immobilier de l’Île de la Cité qui n’aurait jamais vu le jour se trouve débloqué par l’incendie. Au nom de l’urgence, Macron s’est empressé de faire légiférer la dérogation de toutes contraintes.
  • Le projet va bénéficier du soutien politique de l’État et de la Ville de Paris avec des coupe-files légaux, l’obtention des permis ainsi que le soutien financier des investisseurs/donateurs.
  • Par synergie avec la reconstruction de la cathédrale et la création de nouveaux emplois, l’opinion publique soutiendra le projet de l’Île de la Cité et son succès commercial.
  • La privatisation du patrimoine public sera facilitée.
  • Les profits colossaux sur les investissements immobiliers dans les opérations de promotion, construction, vente et location.
  • La chasse gardée et les profits commerciaux énormes des boutiques exclusives de grand luxe au coeur du coeur de Paris.
  • Les images de prestige renforcées pour des produits associés aux généreux donateurs.
  • Le projet adjacent de rénovation de l’ordre de 500 millions d’euros des grands magasins de la Samaritaine (Arnault-LVMH), qui inclut entre autre un nouvel hôtel de luxe, profitera de façon extraordinaire du trafic associé au projet de l’Île de la Cité.
  • Le péage d’accès l’Île de la Cité. Avec 15 millions de visiteurs par an, Notre-Dame était déjà le premier site touristique de France. Les marchands du Temple sont de retour.

M. Benjamin Mouton, architecte en chef de Notre-Dame de Paris de 2000 à 2013, est incrédule sur la version officielle de la cause accidentelle de l’incendie. Personnellement, je souscris à son incrédulité. Dans cette éventualité il manque encore quelques grandes pièces dans le puzzle. (1) Qui sont les commanditaires? (2) Qui ont été les exécutants? et (3) Qui seront les accusés présumés? Je vous ai préparé la liste des faits principaux connus à ce jour. Tel l’attentat du 11 septembre à New York, on peut se demander si nous connaitrons un jour la vérité. En attendant de plus amples révélations factuelles, libres à chacun et chacune d’arriver à ses propres conclusions. Je formule l’espoir que les forces d’amour et de lumière émanant du lieu sacré de Notre-Dame finiront par l’emporter sur les forces des ténèbres.

Dans la lumière et l’harmonie,

Serge

Sources

  1. Mission Île de la Cité – Rapport, 16 décembre 2016 – pdf
  2. Mission Île de la Cité – Entretien, 22 novembre 2017 – vidéo
  3. 20 Minutes – Le Parvis de Notre-Dame et Mme Hidalgo – 24 avril 2019 – article
  4. Europe Nº 1 – Bernard Arnault et les “Paradise Papers” – 8 novembre 2017 – article
  5. Le Salon Beige – L’incendie de Notre-Dame va-t-il profiter aux projets de la Cité? – 25 avril 2019 – Post
  6. Voltairenet – L’enjeu caché de la restauration de Notre-Dame – 27 avril 2019 – Article
  7. Serge Bernard – Observations sur l’incendie de Notre-Dame – 19 avril 2019 – Post
  8. Serge Bernard – Observations sur le projet de l’Île de la Cité – 26 avril 2019 – Post
  9. Le Monde- Liste des principaux donateurs privés pour la reconstruction – 16 avril 2019 – Article
  10. Le Moniteur – Vinci, Bouygues, Saint-Gobain, Altrad, et autres se mobilisent pour la reconstruction – 16 avril 2019 – Article
  11. La Voix du Nord – Anne Hidalgo annonce une donation de 50 millions – 16 avril 2019 – Article
  12. Libération – La défiscalisation des dons pour Notre-Dame – 16 avril 2019 – Article
  13. EuroNews – Le Pape François fait un don de 500 millions de dollars à l’église catholique du Mexique – 28 avril 2019 – Article
  14. Vosges Matin – La société Aubriat d’Épinal a traité la charpente de Notre-Dame – 29 janvier 2019 – Article
  15. Incendie ND de Paris – Réflexions sur les causes de l’incendie – 25 avril 2019 – Blog
  16. Courier International – Vague de profanation d’églises en France – 20 mars 2019 – Article
  17. L’Obs – 16 statues de la flèche échappent miraculeusement à l’incendie -15 avril 2019 – Article
  18. Mediapart – Bernard Arnault & Vincent Bolloré à la tête d’un vaste réseau d’escroquerie -24 mai 2018 – Article
  19. Algarath-Phoenix – Notre-Dame, on va forcément savoir – 30 avril 2019 – Article
  20. Le Parisien – L’échafaudage de Notre-Dame – 19 juin 2018 – Article
  21. 20 Minutes – Attentat raté de Notre-Dame en 2016 – 12 avril 2019 – Article
  22. Bati Actu – Opinion d’incrédulité de l’architecte en chef de Notre Dame de 2000 à 2013 – 16 avril 2019 – Article
  23. Riposte Laïque – Macron interdit aux architectes de Notre-Dame de parler – 24 avril 2019 – Article
  24. Vinci – Rénovation de la Samaritaine – Site internet
  25. Huffington Post – Grand débat sur la reconstruction de Notre-Dame – 3 mai 2019 – Article

L’Île de la Cité

Les matériaux de l’urbanisme sont le soleil, les arbres, le ciel, l’acier, le ciment, dans cet ordre hiérarchique et indissolublement. –Le Corbusier














Notre Dame 2024

Et la Rénovation de l’île de la Cité

Le 7 décembre 2015, le Président de la République François Hollande a confié à Mr Perrault, architecte et urbaniste, et Mr Bélaval, Président du Centre des Monuments Nationaux, une mission d’étude et d’orientation sur ce que pourrait être la place de l’Île de la Cité à l’horizon des 25 prochaines années. Le rapport de la mission fut remis à Mr Hollande et Mme Hidalgo, maire de Paris, le 16 décembre 2016 comme prévu. Le rapport de 56 pages, auquel s’ajoutent 9 planches graphiques, se conclut par une liste de 35 recommandations. Une exposition publique du projet dans l’édifice de la Conciergerie eut lieu du 15 février au 2 mai 2017. Une semaine après, le 7 mai 2017, Mr Macron entre à l’Élysée et hérite du project de l’Île de la Cité. Presque deux ans plus tard, les choses sont compliquées. Le président doit faire face aux émeutes hebdomadaires des Gilets Jaunes commencées le 17 novembre 2018, à l’opposition d’une majorité de la population ainsi qu’aux implications du récent incendie de Notre Dame de Paris.

Le rapport des deux architectes insiste sur la candidature de Paris pour accueillir les Jeux olympiques de 2024 et celle de la France pour devenir hôte de l’Exposition Universelle de 2025. Il recommande d’envisager de profiter des dynamiques de l’entretemps pour enclencher les travaux relatifs au nouveau schéma de mobilité de l’île ainsi qu’au renforcement des attraits paysagers et touristiques. L’accroissement prévisible du nombre de touristes présents à Paris dans le cadre de ces deux manifestations engage l’Île de la Cité à renforcer d’ici à ces échéances l’offre de logements et de services de l’île. Le rapport indique aussi (1) que l’on doit entre autre parvenir à réintroduire des activités ayant quitté l’Île de la Cité, grâce à de nouveaux espaces dégagés, (2) que l’on va offrir des logements de toutes natures, activités tertiaires, notamment en cherchant à y faire s’implanter des start-ups et bien sûr des commerces et services, et (3) que l’esquisse du projet démontre la possibilité de créer environ 100000 m² nouveaux sur l’île – soit une valeur foncière nouvelle dépassant le milliard d’euros – sans transformation radicale de son paysage.

En tant que promoteur immobilier je peux dire que chaque grand projet se trouve confronté à des défis quotidiens sans fin, depuis le concept jusqu’à l’occupation et la gérance des nouveaux bâtiments. De façon générale trois obstacles majeurs sont à surmonter. Ils consistent dans l’obtention (1) du soutien politique pour les permis de bâtir, (2) du soutien économique pour le financement du projet et (3) du soutien social pour le marketing des immeubles. Ceci est encore plus vrai pour un projet d’envergure comme celui de la rénovation urbaine de l’Île de la Cité. La reconstruction due à l’incendie de Notre Dame sur l’île de la Cité pourrait bien servir de catalyseur à la rénovation urbaine du projet global de l’Île. Les circonstances vont permettre d’obtenir à la fois le soutien des politiciens, celui des fonds du mécénat et celui de la population par solidarité. L’idéal pour faciliter la promotion du projet. Les utilisateurs d’espace se positionnent déjà pour ce qui sera la chasse gardée de l’un des plus prestigieux centres du commerce de luxe mondial. Arnault (Louis Vuitton), Pinault (Gucci) et les autres sont-ils des mécènes ou des affairistes? À suivre.

Dans la lumière et l’harmonie.

Serge