Le Rotary

Le monde est plein de choses vertueuses qui n’ont pas encore été entreprises. —Paul Harris, créateur du premier Rotary Club le 23 février1905 à Chicago

Dans mes pérégrinations, j’ai appartenu à différents groupes tels que les Amis de la Bibliothèque d’Orlando, les Amis de Carl Jung d’Orlando dont je fus le fondateur, la Société Carl Jung de Sarasota, le Club Mensa, etc.. mais celui dans lequel j’ai joué le plus grand rôle actif fut assurément le Rotary Club. J’ai été un Rotarien pendant plus de quatre décennies. Tout a commencé par le Rotary Club de Lisbonne où pendant sept années je suis resté le plus jeune membre et a fini avec le Rotary Club d’Altamonte Springs, au nord d’Orlando en Floride. Ce qui m’avait séduit d’emblée avec le Rotary, c’était sa mission humanitaire basée sur l’amitié entre ses membres et ses actions concrètes pour faire un monde meilleur. La principale mission du Rotary fut l’éradication de la polio dans le monde en association avec la Fondation Bill et Melinda Gates. Un investissement de 1,5 milliards de dollars, dans lequel ma minuscule contribution me valu d’être honoré comme “Paul Harris Fellow”.

Au départ le Rotary n’avait que des membres masculins. Dans les années 1980, j’ai été un des premiers au monde à vouloir changer cette tradition. En l’occurrence je choisis de parrainer la candidature d’une femme, ma secrétaire Mary. Une pression fut exercée par certains membres pour que je renonce à ce parrainage, ce que j’avais refusé. Elle fut finalement admise mais après quelques semaines elle décida de donner sa démission tant le rejet de certains membres lui fut pénible à endurer. Aujourd’hui une telle discrimination n’existe plus au Rotary. Le club d’Altamonte Springs contribuait à de multiples causes charitables locales telles que l’octroi de bouses d’études. Pour récolter des fonds, j’étais un des organisateurs d’une foire gastronomique annuelle où les restaurants locaux offraient des échantillons de leurs spécialités cuisinés sur place aux visiteurs qui avaient libre accès en réglant un droit d’entrée. Parmi les membres que j’ai parrainés, figurait l’inénarrable Eddie Rose dont la bonne humeur était si communicative. Il était aimé de tous et on pensait souvent à lui bien longtemps après son décès. Voici une anecdote le concernant.

Pendant mes années à San Francisco, Eddie Rose est venu en visite avec sa femme Mary. Elle était une experte de réputation mondiale en natation synchronisée. Il formait un couple très uni depuis plusieurs décennies. Quand ils se sont rencontrés, elle était Miss New Jersey et lui un clown professionnel. Leur fils Charlie deviendra un nageur de niveau olympique. Un jour Eddie plaisanta en annonçant “Hier j’ai fait un voyage d’agrément … j’ai conduit ma femme à l’aéroport”. Donc, Eddie et moi avions bien sûr décidé d’aller déjeuner au Rotary Club de San Francisco, qui fut le deuxième club créé un peu après celui de Chicago en 1905. Soit dit en passant, le club avait une amende de plus de 100 dollars si un portable sonnait. Donc, nous voilà assis à une table de quatre en compagnie de deux autres rotariens locaux. L’un demanda à Eddie d’où il venait, qui lui répondit avec son humour habituel… “Je viens de Floride, mais je compte rester parce que j’ai trouvé une place de parking”. Pour la petite histoire, dans sa jeunesse Eddie faisait partie de la troupe des “Water Follies” en qualité de clown aquatique avec des représentations quotidiennes à l’Expo Universelle de 1958 à Bruxelles. J’allais presque tous les jours à l’Expo. Sans le savoir, nos chemins furent sûrement très proches. La synchronicité voulut qu’une quarantaine d’années plus tard nous allions nous rencontrer en Floride à Altamonte Springs où il était un des cinq échevins. C’est aussi dans cette ville que j’ai fait la promotion d’un complexe de 300 appartements.

Dans la lumière et l’harmonie,

Serge

L’Euro et l’Italie

Ceux qui quitteront l’euro les premiers seront ceux qui s’en sortiront le mieux. —Joseph Stiglitz, prix Nobel d’Economie (2001)




Quitter l’euro à l’Italienne

En trois temps

Cela fait des années que je n’arrête pas de dire que l’euro est un leurre. La monnaie unique devait apporter une économie européenne plus grande que la somme de ses pays et dont chacun bénéficierait d’une plus grande part du gâteau. Il n’en a rien été, tout au contraire. Pour chaque pays, l’euro coûte beaucoup plus cher qu’il ne rapporte. L’euro n’a jamais été autre chose que le Deutsche Mark habillé autrement. Les guerres d’aujourd’hui sont cybernétiques, financières et pétrolières avant d’être militaires. Les guerres précédentes étaient avant tout territoriales à des fins agricoles. Aujourd’hui, ce n’est plus nécessaire. Toutefois, les armes continuent de proliférer pour consolider le pouvoir des grandes puissances aux fins d’intimidation envers leurs adversaires. Depuis la création de l’euro, le seul gagnant fut l’Allemagne au détriment de tous les autres pays européens. Le Luxembourg et les Pays-Bas s’en sortent tout juste grâce à leurs activités de paradis fiscaux.

Cela fait des années que je n’arrête pas de dire que l’euro est un même mot qui couvre des choses différentes. L’euro allemand n’est pas le même que l’euro français, italien, espagnol ou portugais. L’euro utilisé chez un épicier à Milan n’est pas le même que l’euro international investi de façon spéculative à partir de l’Italie. Cela fait des années que je recommande une double monnaie. (1) Une monnaie nationale, valable seulement dans le pays, pour payer l’épicier local et (2) une monnaie européenne tel que l’euro pour le commerce international et les investissements dans le monde. Durant les deux décennies de l’euro, l’Italie n’a cessé de voir son parc industriel décliner d’année en année. Mario Draghi a utilisé la Banque Centrale Européenne pour créer de la fausse monnaie, acheter de la dette italienne et reculer l’échéance de l’effondrement de l’Italie. Les limites sont atteintes, il n’y a plus route pour donner des coups de pied dans la canette et gagner encore plus de temps. L’Italie doit quitter l’euro, mais les traités européens les en empêchent. Par le passé, lorsqu’il s’est agi des finances, les Italiens n’ont jamais été à court de solutions créatives.

Quitter l’euro à l’italienne… Voici leur plan en trois temps.
Étape Nº 1– Émettre des mini-bots (“Buoni Ordinari del Tesoro”). Il s’agit ds bons du Trésor italien en petites coupures de 1 à 500 euros, qui ne sont utilisables qu’en Italie pour payer des impôts et des dettes fiscales. Ce premier pas est destiné à habituer les Italiens à utiliser une monnaie complémentaire autre que l’euro pour payer le fisc italien. L’Italie peut imprimer autant de mini-bots qu’elle le souhaite alors qu’elle ne le peut pas avec l’euro à cause des traités européens.
Étape Nº 2 – Utiliser les mini-bots dans le commerce italien et non pas seulement pour le fisc.
Étape Nº 3 – Lorsqu’ils seront prêts, quitter l’UE et retourner à la lire italienne.
On peut s’attendre à ce qu’il se passe des années de résistance par ceux à qui l’UE et l’euro profitent. On peut comparer cette situation à celle du Brexit qui n’est toujours pas sorti de l’UE trois ans après le référendum, alors que le Royaume-Uni n’avait même jamais rejoint l’euro. Dans un contexte très différent, une idée similaire fut tentée en Californie en 2009 et en Argentine en 2000, et fut évoquée en Grèce en 2015, L’échec de ces trois précédents ne va pas empêcher l’Italie de lancer ses mini-bots. Super Mario s’y oppose. Il est question qu’il soit muté de la présidence de la Banque Européenne à la Federal Reserve.

Dans la lumière et l’harmonie,

Serge

Hauts et Bas

Un dictateur n’est qu’une fiction. Son pouvoir se dissémine en réalité entre de nombreux sous-dictateurs anonymes et irresponsables dont la tyrannie et la corruption deviennent bientôt insupportables.—Gustave Le Bon (1841-1931)















Le Général Alcazar

Avant et après

Lisbonne, 1966. Mon service militaire en Belgique terminé, je pars à l’aventure au Portugal avec pour objectif d’y faire de la prospection dans le secteur immobilier. Le tourisme dans le sud de l’Espagne était en plein essor et le sud du Portugal devait naturellement suivre. Toutefois le tourisme en Algarve n’était pas encore prêt. Les infrastructures de base telles que les transports, l’alimentation, l’hôtellerie, les hôpitaux émergeaient à peine. Les prix des propriétés étaient déjà élevés, trop tard pour la spéculation et trop tôt pour la promotion. C’est alors que je me suis tourné vers la promotion urbaine dans la périphérie de Lisbonne et qui allait aboutir avec la construction de Miratejo, une ville nouvelle de 4000 logements. J’avais installé mon bureau au 3e étage d’un immeuble résidentiel prestigieux. Dans l’ascenseur je fis connaissance de mon voisin du 4e étage. Quelle ne fut pas ma surprise de rencontrer un ancien président en exil… Oui, un général… Non, pas du Général Alcazar mais presque… Le Général Héctor Trujillo, qui fut le président de la République Dominicaine de 1952 à 1962.

Héctor Trujillo succéda à Rafael Trujillo, son frère aîné de 17 ans, dont il devint l’homme de paille. Le dictateur Rafael préféra limiter son règne officiel à deux mandats comme aux États-Unis. Tout au long, Rafael restera l’homme fort du régime. En 1961, il sera assassiné dans une embuscade alors qu’il était en voyage dans sa voiture. Ce fut la fin de l’ère des Trujillo et Héctor prit la fuite avec une fortune considérable. Il se retrouvera en exil à Lisbonne d’abord et à Miami ensuite où il vivra jusqu’à l’âge de 96 ans. L’homme que je rencontrais souvent dans l’ascenseur menait une vie au profil bas en compagnie d’une dame blonde. Sur la liste des résidents de l’immeuble, il apparaissait sous le nom “Alma-Trujillo”. Pour la petite histoire, lors de l’Exposition Universelle de 1958 à Bruxelles, j’avais été invité à une réception officielle donnée au pavillon de la République Dominicaine. Synchronicité prémonitoire ? Le Lisbonne des années 1960 était connu comme une terre d’accueil pour les chefs d’États en exil. S’y trouvait également l’ancien président de Cuba Fulgencio Batista chassé du pouvoir par Fidel Castro, le Comte de Barcelone père de Juan Carlos le futur roi d’Espagne ainsi que le roi Umberto d’Italie.

Tels les empires, les dictateurs suivent le même processus depuis la conquête et la culmination jusqu’au déclin. Beaucoup finissent en exil, en prison ou assassiné. Qui sont les dictateurs d’aujourd’hui ? La plupart des chefs d’États ne sont que des marionnettes aux mains des dictateurs de la finance basés à Londres, Washington et au Vatican. On n’entend jamais parler des marionnettistes, mais la vulnérabilité de leur pouvoir indique qu’ils ne sauront jamais s’arrêter avant l’incontournable effondrement. Assimilant la République Dominicaine à sa fortune personnelle, Rafael Trujillo était considéré comme un des hommes le plus riche du monde. Le 15 avril 1961, Murphy le quatrième émissaire du gouvernement américain arrive à Santo Domingo pour tenter de convaincre Rafael Trujillo de se retirer dans les meilleures conditions, mais celui-ci resta ferme sur ses positions : « Moi, on ne me fera sortir que sur un brancard ». Tous les pouvoirs totalitaires de l’histoire ont toujours mal fini. Il y a de l’espoir…

Dans la lumière et l’harmonie,

Serge

Le Scandale de Notre-Dame

Ce qu’il y a de scandaleux dans le scandale, c’est qu’on s’y habitue. —Simone de Beauvoir














Même Toiture Qu’Avant

mais en verre

Ceci est le quatrième post publié sur ce blog à propos de l’incendie de Notre-Dame du 16 avril. Voir “Drame et Miracle – 19/04“, “L’Île de la Cité – 26/04” et surtout “Suivez l’Argent – 03/05” qui détaille la chronologie depuis décembre 2015. Voici la situation telle qu’elle se présente aujourd’hui, ainsi que les informations sur l’incendie de Notre-Dame qui furent révélées depuis le post précédent.

(1) Selon André Finot, attaché de presse principal à Notre-Dame, plus de 2 mois après l’incendie les riches “donateurs” français à la hauteur de 1000 millions d’euros n’ont toujours pas contribué le premier centime, alors que d’importants travaux sont en cours sans relâche depuis le 17 avril 2019. Pinault, Arnaud, Bettencourt et les autres disent attendre de voir comment les plans de reconstruction progressent avant d’y contribuer !!!
(2) Députés et sénateurs ont échoué à s’accorder sur un texte commun concernant la rénovation.
(3) Alors que la version officielle de l’incendie fut qualifiée d’accident en moins de 24 heures, il n’y a eu aucune information sur de l’enquête depuis deux mois. Il eut certainement mieux valu confier l’enquête à une entité neutre et indépendante. Si la thèse de l’accident devait être rejetée, alors il s’agirait d’un acte pyromane commandité.
(4) Les bénéficiaires présumés de l’incendie, qui étaient avant tout intéressés au projet immobilier de l’Île de la Cité, se trouvent devant un imprévu de taille. La toiture de Notre-Dame contenait 300 tonnes de plomb qui a fondu avec l’incendie et s’est répandu dans le sous-sol de toute l’île de la Cité à un niveau d’empoisonnement tellement élevé qu’il pourrait différer voire annuler le projet de développement. Ceci pourrait bien expliquer le blocage actuel des fonds de rénovation de Notre-Dame mentionnés au point (1) ci-dessus.
(5) L’image dans l’en-tête de ce post représente un projet créé par l’important bureau d’architecture américain “Eight, Inc.” qui depuis une vingtaine d’années est le concepteur des magasins transparents d’Apple dans le monde entier. La nouvelle toiture de Notre-Dame proposée sera la réplique exacte de l’ancienne, mais en verre !!
(6) Les travaux en cours, tels que déblaiement et démontage des échafaudages, protection de la partie restante de l’édifice et première phase de reconstruction sont subsidiés par “Les Amis de Notre-Dame”, une fondation caritative financée à 90% par des petits donateurs américains, à la hauteur ce jour de 4,1 millions de dollars. Les disponibilités de la fondation sont insuffisantes pour couvrir les salaires des 150 ouvriers sur le chantier et les factures qui s’accumulent.
(7) Le 22 mai, le Sénat supprime l’article qui habilite le gouvernement à déroger à certaines règles (urbanisme, environnement, construction, préservation du patrimoine, commande publique) et insiste que Notre-Dame doit être restaurée pour retrouver son “ dernier état visuel connu “. Le 4 juin, députés et sénateurs n’arrivent pas à s’entendre. Le projet de loi devra donc revenir en nouvelle lecture dans les deux chambres, puis à l’Assemblée qui aura le dernier mot, probablement après les vacances.
(8) Le 17 mai 2019, le promoteur immobilier Novaxia a été retenu pour l’aménagement, la programmation ainsi que l’occupation du site du Parvis Notre-Dame, soit un tiers de la surface de l’hôpital Hôtel-Dieu tournée vers la Seine pour la coquette somme de 144 millions d’euros via un bail de 80 ans. Quelque 20.000 m2 seront ainsi mis à la disposition de Novaxia pour usage de bureaux médicaux, shopping et restauration.
(9) M. Civetta est l’associé de M. Le Gras dans la société d’entreprise Julien Le Gras en charge des travaux d’échafaudages pour la rénovation de la flèche. Pour la petite histoire, M. Civetta est marié avec Mme. Caroline Hennessy, dont la famille fait partie du groupe LVMH, lui-même impliqué dans le projet immobilier de l’Île de la Cité depuis 2016.
(10) Un dossier très complet et détaillé sur l’incendie de Notre-Dame est publié par “Faits et Documents”, une lettre d’information privée et confidentielle. Le dossier, qui est un véritable réquisitoire contre les auteurs présumés du crime peut être consulté en cliquant sur le lien du site “Algarath-Phoenix“. La dernière édition de “Faits et Documents” décrit le rôle trop influent de Jean-Louis Missika, l’adjoint à l’urbanisme d’Anne Hidalgo. Son portrait peut être consulté en cliquant sur cet autre lien du site “Algarath-Phoenix“.

Dans la lumière et l’harmonie,

Serge

Imaginez Demain

La vie ne consiste pas à attendre que l’orage passe, mais à apprendre à danser sous la pluie. —Anonyme

L’Éspérance

Acceptation, espoir et renaissance

Nous vivons dans l’inconfort d’une importante transition historique entre deux paradigmes de société. Les valeurs d’hier sont remises en question et celles de demain qui les remplaceront ne sont pas encore connues. Alors, de quoi le monde de demain aura-t-il l’air ? Nul ne le sait, et moi non plus. Toutefois, chacun et chacune d’entre nous possède les facultés de réfléchir et d’imaginer. Toutes les sources d’information extérieures sont devenues trompeuses. Les médias traditionnels nous enfument avec des fausses nouvelles propagandistes et les sites alternatifs nous effraient avec des messages catastrophistes. Je me considère un politologue alerte et bien documenté. Cela fait des années que je lis des nouvelles et des opinions qui ne sont que rarement confirmées par les faits. Alors qui faut-il croire ? Les seules vérités qui comptent vraiment sont celles qui résident dans votre tête, votre cœur et votre imagination. Voici mes opinions sur l’avenir. Le 19 août 2016, c’est-à-dire il y aura bientôt trois ans, j’ai écrit un article intitulé “2010-2025 – Notre Monde En Transition”. Cet article fut aussi l’objet d’une vidéo sur YouTube et qui fut visitée des centaines de fois. L’illustration dans l’en-tête de ce post qui couvre la période de 2018 à 2025 en est extraite. Voici l’essentiel des interprétations.

Pour chaque année, (1) les images de la rangée supérieure montrent leur signification métaphorique, (2) les images de la deuxième rangée montrent Pluton dans le signe du Capricorne suivi de celui du Verseau et (3) les images de la troisième rangée montrent Uranus dans le signe du Taureau.

La période avant 2018 – Déni et chaos.
Pluton est entré dans le signe du Capricorne en 2008 où il restera jusqu’à son entrée dans le signe du Verseau en 2024. Cette période sombre durera depuis le krach financier de 2007 jusqu’à l’effondrement de la suprématie américaine en 2023. Uranus est entré dans le signe du Bélier en 2011 où il est resté jusqu’en 2018 avant d’entrer dans le signe du Taureau. Cette période de désorganisation a duré depuis “Occupy Wall Street” jusqu’à l’arrivée de Trump à la présidence. Si cela ne suffisait pas, la période 2011-2018 fut également marquée par une très grande tension entre Uranus et Pluton. Dans la mythologie grecque, Uranus est associé au mythe de Prométhée et Pluton à celui de Hadès. Symboliquement, cette tension signifierait donc les conflits entre la liberté humaine et le pouvoir machiavélique.

De mai 2018 à décembre 2023 – Acceptation et espoir
Pluton étant toujours à l’arrière-plan, l’entrée d’Uranus dans le signe du Taureau en 2018 marquera la fin de la période troublée avec un espoir de changement réel. La transition vers le nouveau paradigme de la vie ne se fera pas sans peine, mais nous verrons finalement la lumière au bout du tunnel.

À partir de janvier 2024 – Renaissance et renouveau
Nous devrons attendre le début de 2024 pour que Pluton entre dans le signe du Verseau pour la renaissance. Une période passionnante où la vie sociale renaîtra de ses cendres : le prochain Âge du Verseau, un paradigme de vie plus humain, plus uni et plus juste.

Dans l’ensemble les nouvelles sont plutôt bonnes. La descente de la montagne russe se terminera en 2019 et la remontée vers un monde neuf se produira de 2020 à 2024. Dans l’entre-temps, vivez une semaine à la fois jusqu’à ce que le ciel bleu soit revenu.

Dans la lumière et l’harmonie,

Serge

Paix au Moyen-Orient

Il a réussi parce qu’il ne savait pas que c’était impossible. —Mark Twain






Le Plan de Paix de Trump

Sa stratégie révélée

Le 24 mars 2017, c’est-à-dire deux mois après l’inauguration de Trump comme Président, j’ai publié un article sur la rare éclipse solaire totale du 21 août 2017 dont le chemin traversa les USA d’ouest en est. Il fallait retourner un siècle auparavant pour trouver une éclipse comparable. C’était le 8 juin 1918 durant la quatrième année de de la guerre 1914-1918 et l’armée allemande se trouvait à 80 km de Paris. C’est alors que le Président américain Woodrow Wilson envoya 650 000 soldats américains pour rejoindre les troupes alliées. L’offensive allemande fut arrêtée et repoussée jusqu’à l’armistice du 11 novembre 1918 suivi du Traité de Versailles le 28 juin 1919. Si de nos jours l’histoire devait se répéter avec celle de l’éclipse de 1918, je conclus l’article en affirmant:

Au Moyen-Orient, une coalition menée par les États-Unis mettra fin à la guerre contre le terrorisme en attaquant l’Iran. Un large accord de paix au Moyen-Orient, incluant Israël et les Palestiniens, sera obtenu.

Je rappelle qu’il s’agissait d’une opinion sur l’avenir et non d’une prévision. En mars 2017, il y a donc plus de deux ans, le consensus unanime était que la troisième guerre mondiale était imminente au Moyen-Orient et personne n’aurait eu l’audace de parler de paix. Ce 30 mai 2019, l’excellent journaliste Guy Millière publia un article sur la doctrine de Trump, le champion du monde de la déstabilisation. En voici l’essentiel:

De grandes manœuvres sont en cours au Proche-Orient où le plan de paix voulu par Donald Trump avance. Son volet économique fera l’objet d’une réunion à Bahreïn à la fin du mois de juin. Des tractations intenses sont en cours avec la Jordanie (j’y reviendrai en revenant sur ce qui prend forme dans le cadre du plan de paix susdit). Une pression elle-même intense, et aux enjeux bien plus importants s’exerce sur le régime des mollahs en Iran. L’objectif de Donald Trump est l’asphyxie du régime, pas la guerre, et l’asphyxie avance et porte ses fruits : le régime est exsangue et n’a plus d’argent à donner aux organisations islamo-terroristes qu’il finance. C’était l’un des buts de l’asphyxie. Le Hezbollah est très déstabilisé et ne pourrait désormais plus mener la moindre offensive contre Israël. La présence de Gardes Révolutionnaires iraniens en Syrie se trouve compromise, et le régime syrien est lui-même à court d’argent. Le Hamas et le Djihad Islamique à Gaza sont au bord de la banqueroute et dépendent du bon vouloir du Qatar et du gouvernement israélien, qui peut accepter ou refuser les transferts d’argent qatari. Les milices Houthi qui mènent la guerre pour l’Iran au Yémen ne sont pas en meilleure situation. Le régime des mollahs se trouvera assez vite confronté à une alternative : se soumettre et accepter les conditions très strictes énoncées par l’administration Trump, ou se démettre et choisir de s’autodétruire en passant à l’attaque. L’administration Trump est prête à toute éventualité, et ne pense pas que le régime des mollahs choisira l’autodestruction. Quoi qu’il se passe, le Proche-Orient tel qu’il sera en 2020 sera diffèrent de celui de 2016. Les dirigeants français et allemands pourront pester, réfléchir aux moyens de sauver l’avancée des mollahs vers l’arme atomique et l’Autorité Palestinienne du naufrage vers lequel elle se dirige, ils devront constater que la doctrine Trump avance.

Cela fait 5000 ans qu’il n’y a pas eu de paix au Moyen-Orient. Seul un incroyable bouleversement historique dans cette partie du monde pourrait donner un espoir de changement. Laissons le dernier mot à l’historien grec Hérodote qui affirma que l’obscurité des cieux d’une éclipse solaire était signe de paix pour une guerre en cours. Un post complémentaire intitulé “L’Avenir Multipolaire” est publié ce jour dans ce blog.

Dans la lumière et l’harmonie,

Serge

.

L’Avenir Multipolaire

Mon seul rival international, c’est Tintin ! —Propos de Charles de Gaulle à André Malraux, cité dans “Les chênes qu’on abat”, Malraux, éd. Gallimard, 1971, p. 120

Les États-Unis

La fin d’une hégémonie

Cela fait plus d’un siècle que les États-Unis ont dominé le monde de façon unipolaire. Les choses sont en train de changer. Le 25 juillet 2015, c’est-à-dire il y a quasi quatre ans, j’ai publié un article intitulé “Le cycle de vie de l’empire américain et sa destinée” et qui n’intéressa presque personne. Depuis lors, la géopolitique mondiale a évolué et cet article est devenu plus pertinent que jamais. En voici l’essentiel.

Basée sur les cycles de vie des empires, les États-Unis connaitront les sept dernières années de leur superpuissance durant la période de 2015 à 2022. Pendant trois millénaires, la vie des empires a été constamment d’une durée moyenne entre 240 et 250 ans, indépendamment des changements majeurs dans la vitesse de transport et la sophistication des armes. Tous les cycles des empires de l’histoire ont suivi le même processus de développement en huit phases: (1) déclenchement, (2) conquête, (3) commerce, (4) richesse, (5) intelligence, (6) décadence, (7) déclin et (8) effondrement. Quelle qu’eut été sa puissance financière, son pouvoir politique et la connaissance des cycles historiques passés, aucun leader d’un empire n’a jamais pu empêcher sa suprématie de s’effondrer. La fin de la suprématie américaine se produira aux alentours de 2022-2023. Cela signifiera seulement la fin de la suprématie des États-Unis, mais pas la fin des États-Unis. Comme la Grande-Bretagne qui a continué d’exister après l’effondrement de sa superpuissance en 1950, il en sera de même pour les États-Unis. À ce moment-là, la Chine sera encore au début de son cycle de superpuissance. Un consensus sur la suprématie mondiale bipolaire USA-Chine émergera dans les décennies à venir.

Depuis, les États-Unis sont peu à peu en train de perdre leur pouvoir unipolaire et la vision d’un monde multipolaire commence de poindre à l’horizon. Ce 29 mai 2019, un interessant article intitulé “Qu’est-ce que cela signifie de vivre dans un monde multipolaire ? Nous pouvons être sur le point de le savoir” publié par l’Independent Media Institute sous la plume de Marshall Auerback, analyste de marché et commentateur. En voici l’essentiel.

Depuis des décennies, Washington s’est attaqué à une Chine montante, dont le développement économique menaçait sa domination historique. Le récent échec des négociations commerciales sino-américaines a amené un certain nombre de commentateurs à suggérer que la prééminence unipolaire de l’Amérique était terminée. Nous pouvons assister à un conflit similaire à celui de la guerre froide entre les deux superpuissances. Alors, qu’arrive-t-il au reste d’entre nous? Un monde jusque-là globalisé se retirera-t-il de plus en plus en blocs opposés? Ou le reste du monde peut-il développer un multilatéralisme plus silencieux et plus stable? La réalité du monde du XXIe siècle est que ni les États-Unis ni la Chine ne peuvent forcer des pays tiers à rejoindre leurs blocs respectifs, comme cela fut le cas pour les États-Unis et l’Union Soviétique. Sur le plan géopolitique, la tâche qui incombe à la plupart des pays est de comprendre qu’il ne s’agit pas du choix existentiel de l’ancienne guerre froide. Plus vraisemblablement, ce sera un retour à une théorie selon laquelle il n’y a pas d’amis ou d’alliés éternels, mais seulement des intérêts communs qui peuvent changer de temps à autre. Dans ce cas, le monde bipolaire pourrait bien évoluer vers un monde multipolaire.

En ce qui concerne l’avenir de la France et de l’Europe, la révolution française eut lieu le 14 juillet 1789, soit 13 ans après l’indépendance des États-Unis en 1776. L’attentat terroriste du 11 septembre 2001 sur les tours de New York, fut suivi le 7 janvier 2015 par l’attentat terroriste de Charlie Hebdo à Paris, soit 13 ans plus tard. Basé sur les mêmes phases des cycles des empires, 2001 est le début de l’effondrement des États-Unis et 2015 celui de la France. Le parallèle entre le cycle hégémonique des États-Unis et celui de la France laisserait alors présager que la fin de la suprématie de la France et de l’Europe prendrait fin environ 13 ans après celle les États-Unis, ce qui serait autour de 2035-2036. Pour plus d’infos sur le cycle de la France depuis la Prise de la Bastille, voir le post intitulé “France Hégémonie” dans ce blog. Un post complémentaire intitulé “Paix au Moyen-Orient” est également publié ce jour dans ce blog.

Fausses Élections

– L’adulte ne croit pas au Père Noël, il vote. —Pierre Desproges
– Tout le monde est de gauche, sauf quand on vote. —Jacques Brel
Si voter changeait quelque chose, il y a longtemps que ça serait interdit. —Coluche
– Je respecte trop la démocratie pour risquer de la dérégler en votant. —Roland Topor

Le 24 février 2017, c’est-à-dire deux mois avant le premier tour des élections présidentielles en France, j’ai publié un article intitulé “Les Élections Bidon En France”. En voici l’essentiel.

Marine Le Pen et Emmanuel Macron apparaissent comme les deux candidats qui se détachent du peloton. Que ce soit Le Pen ou Macron, à la fin c’est toujours Rothschild qui gagne. Les jeux ne se jouent pas à Paris mais à la City de Londres. Mon propos n’est pas ici de faire de la politique, mais uniquement de révéler le dessous des cartes des prochaines élections en France. Il n’y a aucun secret sur le lien existant entre Rothschild et son protégé Macron, qui fut le gérant-associé de la Banque Rothschild entre 2008 et 2012. Le lien entre Rothschild et Le Pen est moins évident. Tous les ans, le magazine financier anglais « The Economist » publie un numéro spécial sur l’année à venir. Le magazine est de fait le porte-parole public de Rothschild et la couverture contient toujours des messages cryptés sur ses plans. L’édition de 2017 continue cette tradition. Pour les élections en Europe nous regarderons plus spécialement la carte de la « Roue De La Fortune » qui montre trois dirigeants politiques européens qui tournent la tête en avant dans une rotation dans le sens des aiguilles d’une montre. Deux tournent avec leurs têtes vers le bas et seule Marine Le Pen a la tête tournée vers le haut. Notons que tous les trois sont attachés à la Roue de la Fortune ce qui signifie qu’ils n’ont aucune liberté d’action par eux-mêmes et sont totalement dépendants de la puissance du décideur. Il y a deux urnes dans le bas, où chacune contient un bulletin de vote avec une lettre “x”, indiquant que le “x” peut être truqué en faveur de n’importe quel candidat choisi par celui qui tient la manivelle pour faire tourner la roue. Il est évident que pour Rothschild, le décideur invisible de la manivelle n’est autre que lui. En soi, les élections sont décidées bien à l’avance et ne sont donc que des shows de télé-réalité pour distraire la population des sujets véritables tels que l’emploi, la crise financière et les conflits mondiaux.

Que ce soit Le Pen ou Macron, les marionnettistes et les scénaristes sont les mêmes, eux-mêmes tenus en courte laisse par leurs maîtres. Les décisions concernant la France ne sont pas prises à Paris mais à Londres qui se sert de Bruxelles pour relayer ses instructions à chacun des pays membres. Les élections de dimanche passé n’ont eu d’européennes que le nom car elles furent avant tout nationales. Chaque pays avait son mode scrutin propre et un électeur ne pouvait pas choisir un candidat autre que ceux de son pays. Par exemple un électeur français n’avait pas la possibilité de voter pour un candidat européen tel qu’un italien ou un espagnol. Il en a été de même pour chacun des 27 autres pays. Les organisateurs des élections ont préféré diviser l’Europe en nations pour continuer à régner sans crainte d’être devancés par des candidats européens populaires. Il s’agit là de la négation même de l’unité de l’Europe. Comment se fait-il que cette hypocrisie ne soit pas dénoncée ? Analysons plus en détail les résultats de dimanche dans l’illustration ci-dessus.

Les gagnants et les perdants sautent immédiatement aux yeux. Le vote de chaque électeur européen est consolidé dans un parti politique européen dont l’électeur se soucie peu et dont personne n’a jamais entendu parler de son leader. Par exemple, Le EPP (179 sièges) le parti centre-droit est dirigé par Manfred Weber,  S&D (153 sièges) le parti de gauche est dirigé par Frans Timmermans et ALDE (105 sièges) le parti des libéraux est dirigé par Margrethe Vestager. Les médias traditionnels de chaque pays analysent les résultats sur leur impact partisan national et non sur celui des partis politiques européens. Les modes de scrutin varient d’un pays à l’autre. Par exemple, en Belgique le vote est obligatoire et pas ailleurs, en Allemagne il n’y a pas de plancher pour gagner des sièges alors qu’en France il faut qu’un parti recueille au moins 5% des votes, etc… Tout cela n’a d’ailleurs pas beaucoup d’ importance puisque le Parlement Européen n’a de toute façon aucun pouvoir. L’illustration ci-dessus réconcilie les chiffres par parti européen, le nombre de sièges en 2019 et la différence d’avec 2014, le nombre de sièges de la France en 2019, la correspondance entre les partis européens et français et l’impact géographique. Analysez-la par curiosité. Un post intitulé “La Fausse Europe” publié ce jour sur ce blog analyse la supercherie.

Dans la lumière et l’harmonie,

Serge

Fausse Europe

Bien entendu, on peut sauter sur sa chaise comme un cabri, en disant : l’Europe ! l’Europe ! l’Europe !… Mais ça n’aboutit à rien et ça ne signifie rien. Je répète : il faut prendre les choses comme elles sont. —Charles de Gaulle, 14 décembre 1965

Depuis la célèbre citation du Général en 1965, l’Europe est un mot qui n’a cessé de faire une grande carrière dans le vide. Je n’ai jamais rencontré une seule personne qui se soit vraiment sentie européenne. Un grand nombre de personnes d’Europe s’identifient à leur nation et certaines souvent plus encore à leur région. À part de l’encre sur du papier en législations stériles et en fausse monnaie, l’Europe n’a jamais rien produit. Aucun résultat utile pour ses pays membres et leurs populations. Ni sur le plan économique, ni sur le plan social, ni sur le plan politique. Rien, un grand zéro. Comment pourrait-il en être autrement puisque l’Europe ne crée aucune valeur ajoutée. La seule chose qu’elle fait c’est collecter de l’argent des pays membres et en restituer une partie, tout en gardant la différence pour payer les institutions et les rémunérations parasitaires. Pour trouver à qui le crime européen profite , il faut suivre la filière de l’argent.

Le 18 novembre 2016, il y a donc deux ans et demi, j’ai publié un article intitulé “Qui Sont Ces Milliardaires Qui Gouvernent Le Monde Et Nos Vies?” En voici l’essentiel.

Il y a deux groupes qui se battent pour le pouvoir financier mondial et toutes leurs décisions sont uniquement fonction des intérêts, alliances et oppositions de leur propre camp, sans le moindre souci pour les populations concernées. Par example, ils décideront de la paix ou de la guerre dans le monde en manipulant politiciens, médias, électeurs et machines à voter. Cet article va vous donner la clé pour comprendre ce qui se trame en coulisses. Les deux groupes financiers en compétition pour le gouvernement du monde sont comme deux familles de la mafia. Non seulement ils opèrent dans la clandestinité, mais ils sont également en guerre les uns contre les autres. D’un côté il y a l’État Profond Américain et de l’autre la City de Londres. Le tableau qui suit explicite côte à côte leurs dirigeants, contrôles et stratégies, et aide à comprendre les questions du passé aussi bien que les alliances et oppositions régissant le présent et l’avenir.

ÉTABLISSEMENT MONDIAL
ÉTAT PROFOND USA

BUSH DYNASTIE
GEORGE SOROS
BARACK OBAMA
HILLARY CLINTON
JANET YELLEN

Banque Mondiale
Federal Reserve System
Devise Unique de Réserve
US Dollar
Goldman Sachs

Leader Unipolaire Du Monde
USA
Europe Divisée
Vieux Paradigme
Déclin – Passé

Guerre Militaire
Paix Financière

ÉLITES MONDIALES
CITY DE LONDRES

ROTHSCHILD DYNASTIE
ROCKFELLER DYNASTIE
THERESA MAY
DONALD TRUMP
CHRISTINE LAGARDE

Fond Monétaire International
Banque Règlements Internationaux
Droits De Tirages Spéciaux
US-Europe-UK-Japon-Chine Devises
JPMorgan Chase

Leaders Multipolaires Du Monde
USA + UK + Russie + Chine
Europe Unie
Nouveau Paradigme
Ascension – Futur

Paix Militaire
Guerre Financière

Que quelqu’un me donne une bonne raison pour soutenir cette Europe bidon. Alors pourquoi élire des centaines de marionnettes qui vont siéger dans le parlement inutile d’une institution qui ne sert à rien pour les pays membres? Les élections font partie partie du spectacle pour distraire la population pendant qu’on lui fait les poches par l’impôt et la spoliation. Quel enfumage !!! Que ce soit Le Pen ou Macron, les marionnettistes et les scénaristes sont les mêmes, eux-mêmes tenus en courte laisse par leurs maîtres. Les élections de dimanche passé n’ont eu d’européennes que le nom et furent avant tout à usage intérieur de chaque pays. Un post intitulé “Les Fausses Élections” publié ce jour sur ce blog analyse la supercherie.

Dans la lumière et l’harmonie,

Serge

Santa Luzia – Vente

Quelqu’un m’a demandé, si j’étais coincé sur une île déserte, quel livre j’apporterais … “Comment construire un bateau”. —Steven Wright, humoriste américain

Santa Luzia

La seule île privée du Cap-Vert

Ce post est la suite de celui sur l’achat de l’île de Santa Luzia. Avec deux associés, nous sommes donc devenus propriétaires de Santa Luzia la seule île privée de l’archipel du Cap-Vert. Situé au large du Sénégal et à la croisée de 4 continents, le Cap-Vert possède un ensoleillement permanent. Il n’y pleut pour ainsi dire jamais. Avec 12 km de long, 2 plages de sable fin et une montagne de 400 mètres de haut, Santa Luzia offrait la possibilité d’y réaliser un complexe touristique exceptionnel. Santa Luzia est la seule île du Cap-Vert inhabitée ou plus exactement occupée par 1 seul habitant dénommé Da Cruz qui n’est pas sans rappeler son homonymie avec Robinson Crusoé. Depuis une vingtaine d’années, il habitait là dans l’ancienne maison en ruine et passait son temps à récolter les épaves venues de la mer qu’il vendait une fois par an sur l’île adjacente de São Vicente. Là il buvait le produit de sa vente et s’en retournait à Santa Luzia pour une autre année.

Une surprise inattendue allait bloquer tous projets. À l’époque le Cap-Vert était un Territoire d’Outre-Mer du Portugal et j’allais à nouveau me trouver confronté avec le président Salazar. La première démarche consista à créer un superbe dossier commercial très détaillé composé de deux livrets richement illustrés, l’un sur Santa Luzia et l’autre sur le Cap-Vert. Vint ensuite le test du marché d’une telle propriété avec des annonces de vente dans le Wall Street Journal et Fortune Magazine. Je reçus une centaine de réponses couvrant des intérêts divers tels des projets touristiques, la création d’un port franc, la possibilité d’émettre monnaies et timbres, un paradis fiscal et même la création d’une base militaire américaine due à la localisation stratégique de l’île.

Jusqu’au jour où je fus convoqué à la police des Territoires d’Outre-Mer qui me félicita pour la qualité du dossier, me signifia que je ne pourrai jamais rien faire avec l’île et de tout interdire y compris son accès. La police venait de se faire taper sur les doigts pour avoir laissé passer un pseudo projet touristique de 1200 lits sur l’île de Boa Vista. La piste de l’aérodrome longue de 1,2 km, financée par l’Allemagne de l’Est, devait servir aux rebelles de la Guinée-Bissau. Je pris comme avocat Adelino Palma Carlos, connu pour son opposition au régime. qui n’arriva pas à changer les décisions prises. L’obstacle étant devenu insurmontable, nous avons revendu l’île à un groupe portugais à un bon prix. La leçon à retenir consiste à ne jamais entrer dans un investissement sans avoir une stratégie de sortie. Depuis l’île est devenue une réserve écologique. Pour la petite histoire, après la révolution des oeillets du 25 avril 1974 le 1er Premier Ministre ne fut autre qu’Adelino Palma Carlos …

Dans la lumière et l’harmonie.

Serge