Une Autre Europe

La haine c’est comme boire du poison et attendre que l’autre personne meure. –Saint Augustin



Europe des Régions

Ni mondialiste ni nationaliste

Selon le Centre de Politique Européenne, depuis son introduction en 1999 l’euro a causé une perte de 56.000 euros pour chaque français et un gain de 23.000 euros pour chaque allemand. Tous les pays de l’UE sont perdants à l’exception de l’Allemagne et de la Hollande, le discret paradis fiscal. La création de l’euro reposait sur la promesse d’un grand marché dont chaque pays obtiendrait une part du gâteau commercial plus grande qu’avant. Cela ne s’est pas produit, car l’euro n’a jamais été rien d’autre qu’un deutsche mark avec un autre nom. Alors je vous demande de me donner une bonne raison pour laquelle l’Espagne, par exemple, devrait accepter aujourd’hui que Bruxelles prenne des décisions la concernant à sa place.

De plus, aucun habitant de l’UE ne se sent européen. Certains bretons, par exemple, se sentent même plus bretons que français, alors se sentir européens ou extra-terrestres c’est du pareil au même. Tout ça pour dire que l’euro et l’Europe doivent complètement être réinventés faute de quoi leurs implosion deviendrait inéluctable. Ballottée entre le mondialisme et le nationalisme, l’Europe est devenue dysfonctionnelle. Ni le pouvoir absolu de l’argent d’une part, ni le retour aux souverainetés nationales d’autre part ne nous offre un modèle d’avenir enviable. Ne me dites pas qu’il n’y a pas de solution. Ce qui suit représente ma vision idéalisée d’une troisième voie.

(1) Sur le plan politique, la création d’une Europe des régions où chacune et chacun pourra aisément s’identifier à ses racines. (2) Sur le plan économique, la création d’une double monnaie. D’une part, les monnaies régionales non-spéculative à usage du commerce intérieur et d’autre part l’euro pour le commerce international. (3) Sur le plan social, assurer le minimum vital pour ceux et celles dont le travail est remplacé par une machine ou un logiciel. Les fonds pour couvrir leurs besoins essentiels devraient provenir de la taxation des robots et des entreprises qui en bénéficient. Le modèle que je propose tardera sans doute à être mis en oeuvre, non pas parce qu’il est irréaliste mais à cause des politiciens dont le bon sens et la recherche de solutions ont disparus de leurs préoccupations depuis bien longtemps. En attendant l’homme ou la femme providentiel(le) qui renversera la table …

Dans la lumière et l’harmonie.

Serge

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