Crise Cardiaque

Les crises, les bouleversements et la maladie ne surgissent pas par hasard. Ils nous servent d’indicateurs pour rectifier une trajectoire, explorer de nouvelles orientations, expérimenter un autre chemin de vie. –Carl Jung

Comment
La Lumière
du Ciel

Sauva ma vie

Il y a une vingtaine d’années à Orlando en Floride, j’ai eu une crise cardiaque. C’était au mois d’août et tout a commencé par un après-midi d’orage. Tout à coup un sentiment d’angoisse avec vertige m’envahit. Je n’avais jamais expérimenté cela auparavant. Je me suis allongé sur le lit et le malaise finit par passer. Le lendemain dans l’après-midi le même sentiment allait se reproduire. Là je conclus qu’il s’agissait de quelque chose de sérieux et pris ma voiture en direction des urgences de l’hôpital. Un blocage artériel critique fut diagnostiqué. Une arrivée plus tardive se serait révélée fatale. Le chirurgien du coeur déboucha l’artère coupable, y posa un stent et je fus sauvé. À cette époque, dans 40% des cas les stents cicatrisaient mal et dans mon cas une deuxième intervention s’avéra nécessaire deux mois plus tard. Aujourd’hui ce type de problème n’existe plus car les nouveaux stents sont enrobés d’un produit pharmaceutique qui empêche la mauvaise cicatrisation.

Quelle était la possibilité d’une nouvelle rechute? Ceci était une question dont personne ne connaissait la réponse. L’astrologie allait me sauver la vie. Je consultais le ciel de la crise du mois d’août, y détectais une configuration de tension et vérifiais si elle allait se reproduire. Cela allait être le cas pour le début du mois de mai de l’année à venir. Dans l’entretemps, un cardiologue rencontré au hasard d’une soirée m’indiqua qu’à Washington un docteur faisait de la recherche sur le traitement des mauvaises cicatrisations par radiations. Je pris contact avec ce dernier, lui transmis mon dossier médical et obtins toutes ses données pour le rejoindre en cas d’urgence. Fin avril, je ressentis un malaise et consultais mon cardiologue local qui diagnostiqua un blocage de l’artère à 95%. Un rendez-vous immédiat fut pris avec le docteur de Washington qui me reçut toutes affaires cessantes et qui me soigna avec succès. Sans la réponse du ciel, je ne me serais sûrement jamais préparé pour cette intervention. Qui sait? Je ne serais peut-être pas en train d’écrire ces quelques lignes aujourd’hui. Merci Madame la Chance.

Après quelques années de répit, une nouvelle complication cardiaque apparut qui demanda un triple pontage. Merci à l’excellent chirurgien qui m’a redonné un nouveau bail sur la vie. Deux décennies se sont écoulées depuis le premier épisode et je me porte très bien. Pendant les cinq années qui ont suivi la première intervention j’ai fait du yoga deux fois par semaine, mangé végétarien, pratiqué de la marche ainsi que me tourner dans des activités artistiques. Je me suis aussi créé un petit déjeuner (voir le post “Longévité” pour la recette) que j’ai pris tous les matins pendant une douzaine d’années. Je suis en très bonne forme et vous le pouvez aussi. Ce qui compte c’est de vivre le meilleur de chaque jour qui passe. Pour la petite histoire, cela fait une dizaine d’années que j’ai arrêté tous les médicaments et ne m’en porte que mieux. Que cette histoire puisse inspirer ceux et celles qui passent par certains moments difficiles de leur vie. Il y a toujours une lumière au bout du tunnel.

Dans la lumière et l’harmonie,

Serge

De l’Audace

De l’audace, encore de l’audace, toujours d l’audace. –Georges Danton

Un ingénieur débrouillard

décroche un super boulot en période de crise

Les crises économiques ne sont rien de neuf sous le soleil. Déjà dans les années 1960 en Belgique, le marché de l’emploi était bouché pour un ingénieur civil fraîchement diplômé. Après plusieurs semaines et plusieurs dizaines de CV en Belgique et dans certains pays du tiers monde, toujours pas d’emploi. Finalement, je reçois une convocation pour une interview avec le VP de la plus importante société de promotion immobilière belge. J’arrive dans une splendide maison de maître en face du Parc Royal et monte par un escalier à la royale au 1er étage où je passe 45 minutes avec le VP. Il conclut notre entretien en disant “Nous n’avons pas de poste ouvert pour le moment, laissez-nous votre CV et nous vous contacterons si les choses changent.” En clair, cela voulait dire que je n’entendrai plus jamais parler de lui.

Je sors du bureau du VP et redescend les escaliers à la royale pour me diriger vers la porte de rue. Arrivé au rez-de-chaussée, je ne sais pas pourquoi je choisis de faire un tour dans le corridor au lieu de sortir de l’immeuble. Lorsque tout à coup je vois un bureau vide et inoccupé dans lequel je décide de m’installer. Quelques instants plus tard, le directeur des travaux vient me saluer et nous avons une très agréable conversation. Je lui demande s’il pouvait me communiquer les données de chaque chantier pour une compilation statistique. Il hésite un peu et me communique les documents. Á une époque où il n’y avait pas encore de tableurs électroniques, une telle compilation manuelle représentait un travail considérable.

Je me suis mis à ce travail qui allait prendre pas mal de temps et revins donc le lendemain pour continuer. Le tableur manuel allait compiler pour chaque corps de métier les prix totaux et unitaires de tous les chantiers. Cette tâche énorme requerrait de l’aide et j’engageais deux étudiants pour m’aider. Ce travail dura deux semaines et finalement je possédais tous les signaux d’alarme critiques pour la rentabilité de l’entreprise. Ici on payait trop cher pour le bois, là pour le béton ou encore ailleurs pour le chauffage, etc… C’est alors que je demandais un entretien avec le Président, qui fut tellement impressionné qu’il m’engagea sur le champ pour m’occuper d’un chantier de 5 immeubles de 120 appartements chacun. La leçon de cette expérience fut qu’en prenant des risques les chances de réussite augmentent.

Dans la lumière et l’harmonie,

Serge