La Psychologie

N’entretiens pas l’espoir de ce qui ne peut être espéré. —Pythagore

Osterrieth, Daco, Dolto

Mes premiers bouquins de psychologie

La Faculté des Sciences Appliquées de l’Université Libre de Bruxelles (ULB), aussi nommée “École Polytechnique”, forme des ingénieurs civils. C’est la seule faculté qui, en plus du diplôme de fin d’études secondaires, requiert le passage d’un examen d’entrée. Ayant réussi l’admission, me voilà embarqué vers une carrière technique qui, avec le recul, ne correspondait pas vraiment avec mes aspirations profondes. J’irai toutefois jusqu’au bout et deviendrai ingénieur civil des constructions. Durant ces années d’études j’étais toutefois plus intéressé par la psychologie que par la résistance des matériaux. Encouragé par une amie étudiante en psychologie, j’ai suivi sur le côté ses cours en élève libre. Tout cela remonte à une soixantaine d’années.

Ces circonstances m’ont permis d’avoir le privilège de suivre les cours de Paul Osterrieth qui était l’expert de la psychologie de l’enfant, dont le livre traduit en plusieurs langues faisait de lui une sommité mondiale. Pour le développement de l’enfant, il distinguait 5 phases. (1) 0 à 15 mois: l’âge bébé, (2) 15 à 36 mois: la découverte du moi propre, (3) 3 à 6 ans: la découverte du monde réel, (4) 6 à 9 ans: la dissolution du moi primitif et (5) 9 à 12 ans: la maturité enfantine. En parallèle á son enseignement académique, Paul Osterrieth avait aussi un cabinet de consultation privée. Je n’oublierai jamais son anecdote d’une cliente qui était venue le consulter dans une tenue sale et négligée, et à laquelle il conseilla de rentrer chez elle et de revenir quand elle serait présentable. C’était le meilleur service qu’il pouvait lui rendre pour l’aider à retrouver son estime de soi.

Par la suite, j’ai eu le privilège de participer à un atelier de psychologie de l’enfant donné par Françoise Dolto à l’Université de Louvain. Son bon sens pratique était impressionnant et sa règle d’or était de ne jamais mentir aux enfants. Ils sont capables de gérer n’importe quelle vérité, mais peuvent être marqué à vie par le flou du mensonge. Mon premier livre de psychologie générale fut “Les Prodigieuses Victoires de la Psychologie Moderne” par Pierre Daco. Il s’agissait d’un ouvrage de vulgarisation pour néophytes. Un de mes amis psychanalyste attira mon attention sur certaines erreurs des hypothèses freudiennes. J’ai eu un échange de correspondance avec Pierre Daco pour le rencontrer, mais qui est resté sans suite. Par la suite je me suis tourné vers Carl Jung qui influença jusqu’à ce jour ma passion pour la psychologie. La leçon: vivez votre passion et chaque jour vous marquera d’un réel bonheur.

Dans la lumière et l’harmonie,

Serge