Drame et Miracle

Tous les yeux s’étaient levés vers le haut de l’église. Ce qu’ils voyaient était extraordinaire. Sur le sommet de la galerie la plus élevée, plus haut que la rosace centrale, il y avait une grande flamme qui montait entre les deux clochers avec des tourbillons d’étincelles, une grande flamme désordonnée et furieuse dont le vent emportait par moments un lambeau dans la fumée. –Victor Hugo, Notre-Dame de Paris (1831). Prémonitions d’écrivain?





Immense tristesse

L’âme blessée de Notre-Dame

Gravure sur cuivre (impression) par Matthäus Merian l’Ancien (1650) – Notre Dame de Paris

Cette semaine pascale fut marquée par l’incendie partiel de Notre Dame de Paris. Sous l’emprise des flammes, la charpente en bois de chêne d’origine entraina les deux-tiers de la toiture en plomb dans sa destruction. La sévérité du feu causera également la chute de la célèbre flèche de la cathédrale. Heureusement, il n’y a pas eu à déplorer de morts et la structure en pierre a résisté aux flammes. La quasi-totalité des oeuvres d’art ont également pu être sauvées. À la destruction soudaine de l’un des grands symboles du christianisme et de la France s’associe la perte du sentiment d’invulnérabilité. Après l’acceptation de l’irréversibilité du drame, la vie va reprendre ses droits. Toutefois psychologiquement une certaine confiance en soi aura été ébranlée. Les choses ne seront plus jamais les mêmes, il y aura un avant et un après l’incendie de Notre Dame.

Dans les heures qui suivirent le début de l’incendie, le procureur de Paris confia une enquête préliminaire à la police judiciaire. Les enquêteurs entendirent une quinzaine de témoins, dont des ouvriers d’un chantier en cours. Moins de vingt-quatre heures après, le procureur déclara écarter la possibilité d’un acte criminel et qualifier la situation de «destruction involontaire par incendie». Quatre jours plus tard, les enquêteurs affirmèrent que la cause probable serait un court-circuit, voire une erreur dans le logiciel, ce qui est contredit par l’ancien architecte en chef de la cathédrale. Tous les experts savent que cela prend des mois et parfois des années pour déterminer la cause d’un incendie. Alors en quelques heures ou quelques jours pour un édifice comme la cathédrale de Notre Dame de Paris, il est bien évidemment trop tôt pour conclure quoi que ce soit. Qu’il s’agisse d’un acte volontaire ou non, le mal est fait. La blessure de l’âme de la cathédrale est irréparable.

Bien sûr on pourra réparer la partie endommagée de l’édifice, mais pas la perte du sacré des bâtisseurs originaux, ni celle de la foi des fidèles investie au fil des siècles, ni l’âme collective de l’oeuvre d’art. En moins de vingt-quatre heures, l’argent de la reconstruction était mobilisé par les richissimes de France et du monde. À ces fonds sans âme, j’aurais plutôt préféré un investissement plus spirituel réuni par la population française et le Vatican. La nouvelle construction ne pourra jamais remplacer l’âme perdue et ne sera finalement qu’une copie vidée de son sacré. Décréter aujourd’hui sans base factuelle que la cause de l’incendie est involontaire ne peut être qu’une décision politique. Beaucoup de questions restent sans réponse pour le moment, tout spécialement si la cause se révélait être volontaire. De plus si le terrorisme devait en être à l’origine, la situation pourrait dégénérer en guerre civile de religion. Dans une telle éventualité, il est préférable d’attendre un peu pour connaitre la vérité et éviter d’attiser les haines à chaud. Que ce weekend de Pâques soit porteur de sagesse, d’amour et de paix pour tous.

Dans la lumière et l’harmonie.

Serge

La Lumière

En temps de paix et de prospérité économique on peut vivre n’importe où. En temps de crise économique il faut vivre là où on gagne sa vie. En temps de guerre il faut vivre là où on sauve sa peau. –Ma maman

















Lumière éternelle et amour infini

Il y a toujours de la lumière à la fin du tunnel. Il est important d’avoir la foi dans cette lumière qui jaillira de l’obscurité. Dans la nature ça ne se passe jamais autrement, le soleil revient toujours après la pluie. À chacun et chacune sa vision d’avenir. En ce qui me concerne, je vois la lumière dans un monde plus humain et plus juste symbolisé par le renouveau de l’ère du Verseau. Cette approche me réconforte pour traverser les ténèbres qui précèdent toujours la lumière. Avant de voir le jour, le nouveau-né doit d’abord passer à travers l’obscurité du tunnel utérin. Il n’y a jamais de lumière avant le tunnel et il n’y a pas de raccourci. Refuser l’obscurité ne l’empêche pas de continuer d’exister. Observer les ténèbres telles qu’elles sont est la clé incontournable pour espérer voir la lumière.

Nous ressentons tous et toutes des incertitudes sur notre avenir et sur celui du monde. Nous voulons que notre sécurité et notre confort se perpétuent de façon éternelle. Les politiciens corrompus et les médias vendus au service des ploutocrates nous mentent continuellement pour nous le faire croire. Voir les ténèbres en face demande du courage et de l’audace. Le courage d’arrêter de nous mentir à nous-même et l’audace de renoncer à certaines habitudes et conditionnements. La ploutocratie avec quelques oligarques à son sommet semble diriger le monde. Il ne s’agit plus ici du capitalisme, ni même de ses abus, car son idéologie fut dévoyée par la seule possession de richesses à l’échelle planétaire. Nous ne sommes sur cette terre ni pour être des consommateurs, ni pour se tuer au travail à produire des objets dont nous n’avons aucun besoin dans le seul but d’enrichir les ploutocrates encore plus.

Les causes de nos misères trouvent toutes leurs origines dans la divinisation du pouvoir de l’argent. Nous avons accepté de désacraliser les valeurs naturelles des êtres humains au service du Dieu argent. Ce qui a ouvert la porte à toutes les corruptions, spéculations et divisions ainsi qu’à la multiplication des conflits locaux, nationaux et mondiaux. Les ploutocrates ont renoncé à leurs identités et s’identifiant au pouvoir de leur colossale fortune. Toutefois, ils doivent manger, boire, dormir et aller à la toilette comme tout le monde. Ils ne sont pas plus intelligents que n’importe qui. L’argent ne remplira jamais le vide intérieur qui résulta d’avoir vendu leur âme et qui explique leur besoin jamais satisfait de vouloir toujours plus de pouvoir. Tout extrême finit toujours par se renverser dans son opposé. On se doit de l’espérer pour un retour à la démocratie et à la liberté.

Dans la lumière et l’harmonie.

Serge

Donald Trump

Parfois, en perdant une bataille, vous trouvez un nouveau moyen de gagner la guerre. –Donald Trump

Donald Trump

Le courage de renverser les tables

Alors que le mur entre le Mexique et les USA ressemble à une diversion, je pense que Trump finira par avoir gain de cause. Lorsque Trump annonça sa candidature pour la présidence en juin 2016, certains médias annoncèrent qu’il n’avait aucune chance et que sa campagne plierait bagage en quelques mois. C’était sans compter sur la capacité d’endurance requise pour la promotion de projets immobiliers d’envergure tels que ceux qu’il avait développés. J’en sais quelque chose, car telles furent aussi mes activités de promoteur immobilier en Belgique, au Portugal et en Floride durant la première moitié de ma vie professionnelle. Mon plus important développement fut la construction d’une ville de 4000 logements dans la banlieue de Lisbonne et mon dernier projet fut la construction d’un complexe de 400 appartements à Orlando en Floride. Je peux vous dire que chaque projet fut un marathon depuis l’acquisition du terrain jusqu’à l’occupation et la gestion des biens construits, en passant par les difficultés majeures de l’obtention des permis et du financement.

Son passé de promoteur immobilier explique la ténacité, la persévérance et l’endurance exceptionnelle de Donald Trump. Attaqué pendant chaque minute de sa campagne électorale et de sa présidence, il est toujours là deux ans et demi plus tard. Il n’a cessé de faire preuve de courage en prenant les risques de renverser la table du politiquement correct sur tous les fronts, aussi bien nationaux qu’internationaux. La moitié des Américains le soutiennent et l’autre moitié le détestent. Pour expliquer ce clivage, il faut comprendre la lutte à mort entre les deux clans mondialistes qui tirent les ficelles. D’une part l’État Profond de Washington au pouvoir monopolaire depuis plus d’un siècle et en perte de vitesse et d’autre part la Cité de Londres à la vision multipolaire centrée sur la montée de la Chine. Louvoyant habilement entre les deux clans, Donald Trump a survécu aux menaces quotidiennes d’assassinat.

À l’opposé des politiciens traditionnels, Donald Trump a une inlassable ténacité basée sur la réalisation des promesses pour lesquelles il a été élu. Le seul programme de son opposition est d’être anti-Trump. Depuis juin 2016, le monde n’est plus le même et ne le sera plus jamais. Les abus de l’État Profond totalitaire sont maintenant visibles au grand jour et ne pourront plus perdurer éternellement. Les programmes politiques ne se passent pas au niveau des marionnettes mais bien à celui des marionnettistes. Un monde meilleur ne pourra résulter que d’une entente entre les deux clivages de la population et une implosion des clans oligarchiques. À l’opposé de ses adversaires, Donald Trump préfère la paix à la guerre. L’idéogramme chinois du mot “crise” se compose de “danger” et “opportunité”. Dans le monde et dans nos vies, c’est sur la capacité de déstabilisation vers un équilibre entre opposés qu’il faut parier si l’on veut espérer un monde plus libre, plus juste et plus humain.

Dans la lumière et l’harmonie,

Serge