L’Euro et l’Italie

Ceux qui quitteront l’euro les premiers seront ceux qui s’en sortiront le mieux. —Joseph Stiglitz, prix Nobel d’Economie (2001)




Quitter l’euro à l’Italienne

En trois temps

Cela fait des années que je n’arrête pas de dire que l’euro est un leurre. La monnaie unique devait apporter une économie européenne plus grande que la somme de ses pays et dont chacun bénéficierait d’une plus grande part du gâteau. Il n’en a rien été, tout au contraire. Pour chaque pays, l’euro coûte beaucoup plus cher qu’il ne rapporte. L’euro n’a jamais été autre chose que le Deutsche Mark habillé autrement. Les guerres d’aujourd’hui sont cybernétiques, financières et pétrolières avant d’être militaires. Les guerres précédentes étaient avant tout territoriales à des fins agricoles. Aujourd’hui, ce n’est plus nécessaire. Toutefois, les armes continuent de proliférer pour consolider le pouvoir des grandes puissances aux fins d’intimidation envers leurs adversaires. Depuis la création de l’euro, le seul gagnant fut l’Allemagne au détriment de tous les autres pays européens. Le Luxembourg et les Pays-Bas s’en sortent tout juste grâce à leurs activités de paradis fiscaux.

Cela fait des années que je n’arrête pas de dire que l’euro est un même mot qui couvre des choses différentes. L’euro allemand n’est pas le même que l’euro français, italien, espagnol ou portugais. L’euro utilisé chez un épicier à Milan n’est pas le même que l’euro international investi de façon spéculative à partir de l’Italie. Cela fait des années que je recommande une double monnaie. (1) Une monnaie nationale, valable seulement dans le pays, pour payer l’épicier local et (2) une monnaie européenne tel que l’euro pour le commerce international et les investissements dans le monde. Durant les deux décennies de l’euro, l’Italie n’a cessé de voir son parc industriel décliner d’année en année. Mario Draghi a utilisé la Banque Centrale Européenne pour créer de la fausse monnaie, acheter de la dette italienne et reculer l’échéance de l’effondrement de l’Italie. Les limites sont atteintes, il n’y a plus route pour donner des coups de pied dans la canette et gagner encore plus de temps. L’Italie doit quitter l’euro, mais les traités européens les en empêchent. Par le passé, lorsqu’il s’est agi des finances, les Italiens n’ont jamais été à court de solutions créatives.

Quitter l’euro à l’italienne… Voici leur plan en trois temps.
Étape Nº 1– Émettre des mini-bots (“Buoni Ordinari del Tesoro”). Il s’agit ds bons du Trésor italien en petites coupures de 1 à 500 euros, qui ne sont utilisables qu’en Italie pour payer des impôts et des dettes fiscales. Ce premier pas est destiné à habituer les Italiens à utiliser une monnaie complémentaire autre que l’euro pour payer le fisc italien. L’Italie peut imprimer autant de mini-bots qu’elle le souhaite alors qu’elle ne le peut pas avec l’euro à cause des traités européens.
Étape Nº 2 – Utiliser les mini-bots dans le commerce italien et non pas seulement pour le fisc.
Étape Nº 3 – Lorsqu’ils seront prêts, quitter l’UE et retourner à la lire italienne.
On peut s’attendre à ce qu’il se passe des années de résistance par ceux à qui l’UE et l’euro profitent. On peut comparer cette situation à celle du Brexit qui n’est toujours pas sorti de l’UE trois ans après le référendum, alors que le Royaume-Uni n’avait même jamais rejoint l’euro. Dans un contexte très différent, une idée similaire fut tentée en Californie en 2009 et en Argentine en 2000, et fut évoquée en Grèce en 2015, L’échec de ces trois précédents ne va pas empêcher l’Italie de lancer ses mini-bots. Super Mario s’y oppose. Il est question qu’il soit muté de la présidence de la Banque Européenne à la Federal Reserve.

Dans la lumière et l’harmonie,

Serge

Amour et Pouvoir

Là où l’amour règne, il n’y a pas de volonté de puissance; et là où le pouvoir prédomine, il manque l’amour. L’un est l’ombre de l’autre. –Carl Jung

Le pouvoir de l’amour

est l’opposé de l’amour du pouvoir

Deux provinciaux Français sur cinq ne mangent pas à leur faim et ils ne sont pas prêts de disparaître. En 3 mois les Gilets Jaunes ont radicalement changé la face de la France. La vie des Français ne sera plus jamais la même. Durant une visite à Bar-le-Duc le 16 février, Brigitte Macron est sortie de son long mutisme en affirmant que “Les Français ont besoin de savoir qu’on les aime. Ils ont un président qui les aime.” … Cela fait des semaines qu’il le confirme en tuant et mutilant à vie sa population en colère contre les abus du pouvoir. Les forces de l’ordre sont encouragées à utiliser des armes de guerre interdites dans les manifestations par l’ONU et par l’Union Européenne …

Le monde change beaucoup ces derniers temps. Avez-vous remarqué le grand nombre d’importantes alliances nouvelles. En voici une liste factuelle sans qualification subjective de bonne ou de mauvaise nouvelle. À chacun et chacune son opinion. (1) Le Vatican et l’Islam: à Abu Dhabi, le pape François et le Grand Imam d’Al Azhar viennent de signer un document de Fraternité Humaine, (2) L’ONU et les Immigrants: le Pacte de Marrakesh se prononce bien au-delà de la mission de paix de l’ONU dans le monde, (3) La France et l’Allemagne: le Traité d’Aix-la-Chapelle n’en est pas moins que le renoncement de la souveraineté de la France en faveur de l’Allemagne, (4) Les Gilets Jaunes et l’Italie: l’exécutif italien populiste se range contre l’exécutif européiste français, (5) Les Gilets Jaunes et les Black Box: l’amalgame inexistant condamné par l’exécutif est maintenant devenu réalité. (6) Le Royaume Uni et la Suisse: en vue du Brexit, les deux pays viennent de signer un accord commercial et (7) Apple et Amazon: les deux géant s’allient au détriment de la perte de confidentialité des données de leurs membres.

Pourquoi ces faits nous inspirent-ils de l’appréhension? Parce que nous ne sommes pas consultés sur les affaires du monde et que nous n’y avons aucun contrôle. La seule chose en notre pouvoir en est la gestion de notre perception. Vous avez raison de me demander où réside l’espoir qui est le titre de ce blog? Le dicton populaire dit que la lumière se trouve au bout du tunnel. Pas avant. Ceci signifie qu’il faut d’abord appréhender l’obscurité pour ensuite connaître la lumière. Il n’y a pas de raccourci. Même une femme intelligente aura eu besoin de 9 mois pour donner la lumière du jour à son nouveau-né. L’obscurité et la lumière sont déjà en nous et la solution à notre appréhension se trouve dans notre prise de conscience. Elle se fait par leurs observations sans jugement. La partie difficile en est le “sans jugement”. Lorsque nous nous rendrons compte que l’observateur (nous) et l’observé (notre perception des ténèbres et notre perception de la lumière) sont les mêmes, alors l’éveil se produira et l’appréhension se dissoudra d’elle-même. Facile à dire, mais je peux vous assurer que notre paix intérieure vaut bien la démarche de la prise de conscience.

Dans la lumière et l’harmonie,

Serge